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Malgré cette vive sollicitude, Bossuet ne publia lui-méme ni les Elévatiors ni les Méditations; il chargea de ce soin, par disposition testamentaire, l'abbé Bossuet, son neveu, qu'il institua son légataire universel.
Le légataire universel n'attendit point la mort du donateur pour s'emparer des manuscrits; sitót qu'on eut perdu l'espoir de conserver l'illustre malade, il mit en sûreté, lui et son frère, les E/évations et les Mélitations, de mème que la Pelitique sucrée et la Connoissanee de Dieu et de soi-même ?. Pourquoi tant d'empressement? vouloit-il imprimer?
* Le prêtre qui l'assista pendant ces jours cruels, dit dans la Relation de sa mort : « Lorsqu'il se sentoit soulagé, sa principale occupation étoit la lecture de l'Ecriture sainte; et ceux qui l'approehoient aussi bien que moi, savent que nous lui lümes presque tout le Nouveau Testament et plus de soixante fois tout l'évaugile de saint Jean, particulièrement le xviie chapitre et tous les endroits qui excitent la confiance, parce que c'étoit la voie par où Dieu le conduisoit. » — ? Journal de l'abbé Ledieu, 14 novembre 1703; 9 décembre, méme année; 13 décembre, méme
année ; 28 janvier 1704, et passim, L'historiographe dit au deruier endroit indiqué : « Il vouloit
essayer de faire des Ælévations et des Méditati i i0; c9 75i nine PUN. ons un ouvrage digne du public. » Ibid.,