LXXIV: JOURNÉE
Réflexions sur les circonstances de la fin du monde. La terreur de l'impie. La confiance du fidèle. Matth., xxiv, 27-31; Lue., xxr, 25-28.
Voilà ce qui regardoit Jérusalem désolée, et dans sa désolation la figure de l'ame livrée au péché. Ce qui regarde la fin du monde, c'est l'obscurité dans le soleil : celle de la lune : le dérangement dans les étoiles : le signe du Fils de l’homme, c'est-à-dire comme l’interprètent les saints docteurs, l'apparition de sa croix : sa descente sur les nuées en grande puissance et majesté : la trompette de ses anges qui citeront tous les hommes à son jugement : le recueillement de ses élus : l'assemblée de tous les aigles, c'est-àdire de tous les esprits élevés autour du corps du Sauveur! : le bruit de la mer et des flots, avec la commotion de tout l'univers et des puissances célestes qui sont préposées à sa conduite : les hommes séchés de frayeur dans l'attente de ce qui devoit arriver au monde ? après tant de mouvemens également violens et irréguliers. Pesez toutes ces choses. Et afin de voir combien est ferme l'espérance du chrétien, et combien il est au-dessus de tous les troubles et de tout le monde , accoisez (a) tous les mouvemens de votre intérieur pour écouter cette parabole : « Quand toutes ces choses arriveront : » quand toute la nature déconcertée par des agitations si imprévues, ne nous menacera de rien moins que d'une perte inévitable, « regardez alors : » vous qui n'osiez seulement lever les yeux , « levez la téte » comme pour vous élever au-dessus des flots et des tempétes , «parce qu'alors votre rédemption approche ?. »
A quelle épreuve ne doit pas être la confiance du chrétien , si la dernière révolution du monde, loin de le troubler, ne lui inspire que de l'espérance et du courage?
! Matth., xxiv, 91-34. — 2 Luc., xxr, 25, 26. — 3 Ibid., 28,
» (a) Rendez coïs, apaisez , calmez.