‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 3)Chapitre 211 sur 257 · VI · texte numérisé non relu

VI

Durant le temps du caréme les curés, comme le porte notre Rituel, avertiront dans leurs prónes leurs paroissiens de l'étroite obligation que le concile de Latran a imposée à tous les fidèles de recevoir le saint sacrement de l'Eucharistie à leur paroisse dans le temps de Pâques, et de se confesser une fois l'année à leur propre prêtre. Ils leur liront en langue vulgaire , les dimanches de la Passion et des Rameaux , le canon Omnis utriusque sexüs de ce concile. En conséquence nous déclarons que la confession annuelle commandée par ce concile, dont le temps a été déterminé par l'usage à la quinzaine de Pâques , doit être fait au curé ou autre prétre approuvé desservant dans la paroisse. Défendons à tous prétres, tant séculiers que réguliers , qui confessent hors des paroisses , d'entendre la confession annuelle d'aucun fidéle sans la

permission par écrit de son curé ou la nôtre. Enjoignons aux curés de déclarer à leurs paroissiens qu'ils leur accorderont facilement, comme nous leur ordonnons de le faire, la permission de se confesser à quelque autre prétre séculier ou régulier approuvé de nous ; pourvoyant ainsi en toute charité et dans la vue de Dieu aux besoins de leurs paroissiens sans contrainte, mais avec une sincère volonté, comme dit saint Pierre‘.

Nous leur ordonnons pareillement de se rendre faciles aux malades qui voudront se choisir un confesseur parmi ceux qui sont approuvés. Exhortons néanmoins les malades de s'adresser préférablement à leurs pasteurs, étant bien convenable qu'ils recoivent les derniers sacremens de ceux qui leur ont administré celui de la régénération , et veillent pour le bien de leur ame comme en devant rendre compte au jugement de Dieu. Nous voulons que les. confesseurs tant séculiers que réguliers, qui seront appelés par lesdits malades, en donnent avis au curé, et qu'ils prennent avec. lui toutes les mesures que la charité et la sollicitude pastorale peuvent exiger en ces précieux momens d’où dépend l'éternité , sous peine de suspense de leurs fonctions.

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