‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 4)Chapitre 178 sur 387 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

Depuis 1546 jusqu'à l'an 1561.

SOMMAIRE

Guerre ouverte entre Charles V et la ligue de Smalcalde. Thèses de Luther qui avoient excité les luthériens à prendre les armes. Nouveau sujet de guerre à l’occasion de Herman, archevêque de Cologne. Prodigieuse ignorance de cet archevéque. Les protestans défaits par Charles V. L'électeur de Saxe et le landgrave de Hesse prisonniers. L'Interim, ou le livre de l'Empereur, qui règle par provision et en attendant le concile, les matières de religion pour les protestans seulement. Les troubles causés dans la Prusse par la nouvelle doctrine d'Osiandre luthérien sur la Justification. Disputes entre les luthériens aprés IInterim. llyric disciple de Mélanchthon tâche de le perdre à l'occasion des cérémonies indifférentes. Il renouvelle la doctrine de l'ubiquité. L'Empereur presse les luthériens de comparoitre au concile de Trente. La Confession appelée Saxonique, et celle du duché de Virtemberg dressées à cette occasion. La distinction des péchés mortels et véniels. Le mérite des bonnes ceuvres reconnu de nouveau. Conférence à Vorms pour la conciliation des religions. Les luthériens s'y brouillent entre eux, et décident néanmoins d'un commun accord que les bonnes œuvres ne sont pas nécessaires à salut. Mort de Mélanchthon dans une horrible perplexité. Les zuingliens condamnés par les* luthériens dans un synode tenu à léne (a). Assemblée de luthériens tenue à Naümbourg, pour convenir de la vraie édition de la Confession d'Augsbourg. L'incertitude demeure aussi grande. L'ubiquité s'établit presque dans tout le luthéranisme. Nouvelles décisions sur la coopération du libre arbitre. Les luthériens sont contraires à eux-mêmes; et pour répondre tant aux libertins qu'aux chrétiens infirmes, ils tombent dans le demi-pélagianisme. Du livre de la Concorde compilé par les luthériens, oü toutes leurs décisions sont renfermées.

: La ligue de Smalcalde étoit redoutable, et Luther l'avoit excitée

Théses de

Luther à prendre les armes d'une manière si furieuse, qu'il n'y avoit

pour exci-

tris" aucun excès qu'on n'en düt craindre. Enflé dela puissance de tant

Juthériens

à prendre de princes conjurés, il avoit publié des thèses dont il a déjà été

les armes, (a) Iéna.

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