LIVRE XI, N. CCIX
réelle , et souvenons-nous qu'il s'agit de faits positifs et constans. Carlostad n'est pas le premier qui a soutenu que le pain n'est pas fait le corps : Bérenger l'avoit déjà dit quatre cents ans auparavant dans l’onzième siècle. Mais Dérenger n'est pas le premier : ces manichéens d'Orléans venoient de le dire; et le monde étoit plein encore du bruit de leur mauvaise doctrine, quand Bérenger en recueillit cette petite partie. Plus haut je trouve bien des prétentions et des procès qu'on nous fait sur cette matière, mais non pas des faits avérés et positifs.
Au reste les sociniens ont une suite plus manifeste : en prenant un mot d'un cóté et un mot de l'autre, ils nommeront dans tous les siècles des ennemis déclarés de la divinité de Jésus-Christ, et à la fin ils trouveront Cérinthus sous les apôtres. Ils n'en seront pas mieux fondés pour avoir trouvé quelque chose de semblable parmi tant de témoins discordans d’ailleurs, puisqu'au fond la suite leur manque avec l'uniformité. A le prendre de cette sorte, c'est-à-dire en composant chacun son église de tout ce qu'on trouvera de conforme à ses sentimens decà et delà, sans aucune liaison, rien n'empéche, comme on l'aura pu remarquer, que de toutes les sectes qu'on voit aujourd'hui et de toutes celles qu'on verra jamais , on ne remonte jusqu'à Simon le Magicien , et jusqu'à ce mystère d'iniquité qui commencoit du temps de saint Paul :.
SSTIUIeSsos IT, 1.
Quelle succession ont les héréliques.
prétendues réforinées de France veulent changer l'arliele de la Cène dans la confession de foi.
Le synode nalional les condamno.
Décision de ce sy-
node pleine d'embar-
ras.