‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 5)Chapitre 16 sur 403 · PARTIE I, ART. III, N. XIX, XX · texte numérisé non relu

PARTIE I, ART. III, N. XIX, XX

Il se dit maitre en Israel, et il ignore ces choses; et pendant qu'il marche à tâtons se heurtant à chaque pas et contre tous les principes de la religion, il triomphe, et il ose dire : «Je ne me pique de rien que d'avoir des principes bien concertez !. » Qu'il est modeste! Il ne se pique de rien que de raisonner toujours parfaitement juste. Si vous en doutez, il est prét « à coucher en jeu quelque chose qui vaille la peine. » Dans les affaires du monde le serment fait la décision ; en matiére de théologie dorénavant ce sera la gageure ; et enfin, qui que vous soyez qui accusez M. Jurieu de contradiction, catholiques et « M. de Meaux, » ou protestans (car on s'en méle aussi parmi vous; et, dit M. Jurieu, « cela devient fort à la mode; » ) mais enfin, qui que vous soyez, « auteur de la Lettre de l'an passé, auteur de l’Avis venu de Suisse, auteur de l'Avis aux Réfugiez ; » M. de Beauval qui vous déclarez, et cent autres qui n'osez| vous nommer, «il s'engage à vous confondre » au jugement « de six témoins. » Peut-être, s'il les choisit, si ce n'est qu'il se confonde lui-même comme il fait à chaque page de ses écrits. Où réve-t-on ces manières de défendre ses contradictions ? Est-ce là comme on traite la théologie?

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