‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 5)Chapitre 197 sur 403 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Premier argument tiré du baptéme par infusion ow. aspersion.

Commencons à montrer aux protestans qu'ils ne doivent pas espérer de déterminer par l’Ecriture ce qui est essentiel à la communion, et qu'ils ne peuvent résoudre cette question que par l'autorité de l'Eglise. Cette vérité paroitra d'abord dans un cas semblable, qui est celui du baptéme. J'ai proposé cette preuve avec tous les catholiques dans le Z'raité de la Communion *, où jai posé pour certain que le mot baptiser signifie plonger : la chose est ineontestable. Mais comme ceux des protestans qui ne savent pas la langue grecque en pourroient douter, je suis bien aise d'ajouter le témoignage de Casaubon à ce que j'ai déjà dit sur cette matière. Je ne puis alléguer un meilleur témoin, puisque Casaubon étoit protestant, calviniste, zélé défenseur de sa religion et, ce qu'il y a de plus important en cette matiére, le plus profond et le plus exact dans la langue grecque qui ait vécu dans ce siècle. Voici ce qu'il dit sur le passage de saint Matthieu : /{s

1 Traité de la Communion, part. I, art. 1, p. 304.

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