PARTIE I, CHAPITRE V
Christ; » comme s’il suffisoit, pour baptiser, d'avertir qu'on va donner le baptéme, et qu'il ne fallàt rien dire en le donnant.
Cet auteur croit se sauver, en me demandant «si je croirois qu'un prêtre eût séparé le sacrement de la parole, en présentant la communion sans parler '. » Il devoit du moins songer que nous ne mettons pas, comme ils font, ce sacrement dans l'usage, mais dans la eonsécration qui le précéde; de sorte que quand ensuite on ne diroit mot, ce qu'on n'a jamais fait dans l'Eglise chrétienne, le fidéle recevroit toujours une chose sainte, une chose consacrée, comme Jésus-Christ l'a fait et comme il a ordonné de le faire, en un mot un vrai sacrement; mais pour eux, qui ont des principes contraires, et qui de plus osent dire qu'ils ne sont pas obligés de suivre en ceci l'exemple ni l'institution de Jésus-Christ, ils sont de manifestes prévaricateurs; et le changement qu'ils font ici dans la Céne de Notre-Seigneur est d'autant plus considérable, qu'ils le font dans la parole méme, qui est toujours, dans les sacremens, ce qu'il y a de plus essentiel.