‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 5)Chapitre 229 sur 403 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Décret du concile de Constance : équité de ce décret

Par là se justifie clairement le décret du concile de Constance, dont nos adversaires se font un si grand sujet de scandale. Car enfin qu'a fait ce concile? Il a trouvé la coutume de communier sous une espèce établie sans aucune contradiction depuis plusieurs siècles. Des particuliers s'élevoient et osoient condamner l'Eglise qui l'avoit laissée s'introduire. Si cet attentat est permis, l'Eglise pourra étre troublée sans fin; et les simples, qui font toujours la plus grande partie des fidéles, ne pourront plus se reposer sur sa foi. C'est pourquoi le concile déclare « que cette coutume a été raisonnablement introduite et très-longtemps observée; ainsi qu'elle doit passer pour une loi qu'il n’est pas permis de changer sans l'autorité de l'Eglise *. »

Je maintiens que ce décret devant tous les gens modérés, est hors d'atteinte; et afin qu'on en demeure convaincu, rapportonsle tout au long, avec ce que nos adversaires y trouvent de plus étrange. Le voici : « Ce sacré concile général de Constance déclare,

1 Conc. Constant., sess. XIII. Labb., tom. XII, col. 100.

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