‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 5)Chapitre 295 sur 403 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

Réponses auæ objections des ministres contre la réserve de l'Eucharistie.

Les détours que l'erreur fait prendre et les contrariétés où elle fait tomber les hommes, sont inexplicables. Les mémes auteurs qui s'obstinent à nier dans les premiers siècles la réserve du saint Sacrement pour les malades, quand ils pensent étre sortis de cette difficulté, étourdis de celle dela communion domestique qui n'est pas moins grande, tàchent alors d'établir la réserve sous les deux espèces. Voyons par ordre leurs preuves. La prévention commence par leur faire dire que la réserve de l'Eucharistie commence à peine au septième siecle! : qu'auparavant loin de la réserver aprés la distribution qu'on en faisoit dans l'assemblée des fidèles, on en brüloit tous les restes et jusqu'aux moindres parcelles dans l'Eglise de Jérusalem , comme le témoigne le prétre Hésychius?. On les donnoit aux enfans dans celle de Constantinople au rapport d'Evagrius le Scholastique?; et on en usoit de méme parmi nous, conformément au canon du second concile de Mâcon * assemblé en 585. On soutient tous ces passages par un autre d'Origéne , qui dit « que Notre-Seigneur ne différa pas et

1 La Roq. p. 56. — ? In Lev., lib. Il, cap. vit. — 9? Hist., lib. IV, cap. XXXVI. — # Can. 6, vid. Conc. Gall., tom, I, p. 384; Labb., tom. V, col. 982.

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