‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 5)Chapitre 39 sur 403 · ARTICLE IX · texte numérisé non relu

ARTICLE IX

Sur la distinction que fait le ministre entre la foi de l'Eglise et la théologie des Pères.

iv. - llestmaintenant aisé de voir combien il impose au monde par sa a ov 1e belle distinction de théologie et de foi, dont il fait tout le dénoue- »wente ment de son système. Il n'ose dire que l'Eglise ait varié dans sa pes foi, du moins sur des articles si fondamentaux; et il impute les us p erreurs des Péres, non pas à leur foi qui ne changeoit pas, mais * ponet à leur théologie toujours variable. Il voudroit me faire accroire rd que cette rare distinetion de théologie et de foi m'est inconnue.

« Il faut, dit-il, avoir le cœur fait comme l'évesque de Meaux, pour se moquer comme il fait dela distinction que j'ay dit qui est entre la foy de l'Eglise et la théologie de ses docteurs t. » Visiblement il donne le change. Où a-t-il pris que je me moquasse d'une distinction si recue? Je la recois comme tout le monde; je reconnois de la différence entre la foi qui propose aux fidéles des vérités révélées, et la théologie qui tâche de les expliquer ; et je sais (car aussi qui ne le sait pas?) que ces explications ne sont pas de foi. Ce que j'ai dit à M. Jurieu, ce que je lui dis encore, et ce qu'il fait semblant de ne pas entendre, c'est que cette distinction ne lui sert de rien. Car jelui demande encore un coup , comme j'ai fait dans le premier Avertissement ?, si ce qu'il appelle théologie des anciens, «étoit une explication qui laissát en son entier le fond des mystères, ou bien une explication qui les détruisit en termes formels. Ce n'étoit pas, poursuivois-je, une explication

IN. 9, p. 289. — 2 1 Avert., n. 21.

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