‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 5)Chapitre 40 sur 403 · PARTIE I, ART. X, N. LXV · texte numérisé non relu

PARTIE I, ART. X, N. LXV

qui laissát en son entier le fond des mystères, puisqu'on lui a démontré que selon lui c’étoient les choses les plus essentielles que les anciens ignoroient; » comme sont dans les Leltres de l'année passée la distinction éternelle des trois Personnes divines, et encore dans celle-ci leur égalité parfaite et l'immutabilité de l'Etre de Dieu. C'est donc le fond des mystères et des vérités catholiques que le ministre fait nier aux anciens: et il faut ou ne prouver rien, ou attribuer ces explications, c'est-à-dire ces ignorances et des erreurs si grossières, non point aux particuliers, mais à l'Eglise elle-méme, puisque c'étoient des variations non pas des particuliers, mais de l'Eglise en corps dont il s'agissoit entre nous.

C'est à quoi il faudroit répondre, et non pas soutenir toujours que la foi de l'Eglise étoit entiére, pendant que la théologie du siecle y étoit directement opposée. Encore s'il n'attribuoit cette fausse théologie qu'à quelques Pères : « Mais, dit-il, je n'en excepte aucun; c'estoit la théologie de tous les anciens avant le concile de Nicée!;» et c'étoit la théologie méme du concile de Nicée , puisque loin de la condamner, ce grand concile la confirme par ses anathèmes.

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