‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 5)Chapitre 58 sur 403 · tome des · texte numérisé non relu

tome des

Dopws Mais puisqu'au lieu de se corriger, plus il s'excuse plus il s'em-

020 barrasse, et qu'il s'obstine à soutenir dans la Trinité de la mutabilité, dela corporalité et de l'imperfection et, ce qui est en cette matiére le plus manifeste de tous les blasphémes, une réelle et véritable inégalité ; ou qu'il craignela main de Dieu avec ses faux dogmes, ou qu'il cesse de les soutenir, et de favoriser les implies. :

ci. Le ministre répond ici: « Que nous importe aprés tout ce qu'a

Manvaise

foi du mi. dit le Père Pétau dans sa préface?? » Mais c'est le comble de l'in-

nistre, qui

um justice; car c'est de même que s'il disoit : Que nous importe, >. Pétau

davir quand il s’agit de condamner un auteur, de lire ses derniers

établi dans

sa pré Écrits et de voir à quoi à la fin il s'en est tenu? Mais enfin pour

la foi de

^ Tité, e venir à cette préface : « Le Père Pétau, dit le ministre ?, y

comme au-

mit fiit prouve la tradition constante de la foy de la Trinité dans les trois «ls »- premiers siécles, comme un socinien ou du moins un arien la pourroit prouver. » Il faut avoir oublié jusqu'au nom de la bonne foi et de la pudeur pour écrire ces paroles. Bullus, le grand ennemi du Père Pétau, lui fait voir dans le seul endroit qu'il cite de cette préface*, que le Père Pétau y a reconnu dans saint Justin « une profession de la foi de la Trinité, à laquelle il ne se peut rien ajouter, aussi pleine, aussi entière, aussi efficace qu'on J’auroit pu faire dans le concile de Nicée : d’où s'ensuit dans le Fils de Dieu la communion et l'identité de substance avec son Père, sans aucun partage, et en un mot la consubstantialité du Pére

1 p. 292. — ? p. 293. — 3 Ibid. — * Def. fid. Nic., sect. 11, cap. 1V, 53, p. 109; Præf. in tom. lI, Theol. Dogm., cap. ur, n. 4.

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