‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 396 sur 588 · DE VALINCOUR · texte numérisé non relu

DE VALINCOUR

N'ayant pas, Monseigneur, le temps de relire cette lettre avant que de vous l'envoyer, permettez-moi d'y ajouter ce mot qui ne serà peut-étre qu'une répétition, mais qui expliquera du moins ce que je puis n'avoir pas assez expliqué. Quand je dis : Voilà ce que la véritable religion me propose à croire, alors il n'y a qu'à croire aveuglément sans preuve, sans raisonnement : Captivantes intellectum; le mérite est dans la soumission. Mais quand je dis : Entre.

toutes les religions du monde, voilà la seule bonne et la seule véritable , alors il faut de la certitude, il faut des preuves pour me déterminer ; je puis me tromper dans le choix, et je dois le craindre : Videte ne quis vos seducat. Or il paroît que rien ne peut m'assurer que l'évidence des prophéties.

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