‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 481 sur 588 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

dules, non-seulement dans les Ecritures, mais encore dans les propres traditions des Juifs, comme le savent ceux qui y sont versés.

Au reste en considérant ces troisièmes parties tant de fois répétées dans ce seul chapitre, versets 7, 8,9, 40, 41 et 19, on doit voir plus que jamais que ces nombres de l’Apocalypse ne sont pas un compte précis , mais une expression en gros du plus ou du moins, en comparant l'un avec l'autre.

13. J'entendis la voix d’un aigle. C'est ainsi que lit la Vulgate , comme font aussi Primase et Tyconius, Hom. vr, et cette lecon est trés-ancienne : maisle grec d'à présent porte : « D'un ange qui voloit au milieu de l'air, et disoit à haute voix : Ve, ve , ve! Malheur !... » Ici commencent les trois Vc qui dans la suite nous feront voir les sept fioles engagées avec les sept trompettes, comme les sept trompettes le sont avec les sept sceaux. Par ce Va, il faut entendre un cri terrible répandu dans l'air, qui dénonce le malheur aux hommes, comme dans Ezéchiel , 11, 9: « On y voit écrit des lamentations, et un chant lugubre, et Vc / Malheur ! »

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