DU MALE. — QUATRIÈME GÉNÉRATION
La femelle de la troisième génération étant devenue en chaleur, fut couverte par son père, et mit bas, au printemps de l’année 1781, quatre petits tant mâles que femelles, dont deux furent mangés par le père et la mère; il n’en resta que deux, l’un mâle et l’autre femelle. Ces jeunes animaux étaient doux et caressants; cependant ils étaient un peu voraces , et attaquaient la volaille qui était à leur proximité.
Le mâle de cette quatrième génération conservait toujours la physionomie du loup; ses oreilles étaient larges et droites; son corps s’allongeait en marchant comme celui du loup; la queue était un peu courbée et pendante entre les jambes; il tenait encore du loup par la couleur du poil sur la tête et sur le corps.
A l’âge de près d’un an, sa longueur, mesurée en ligne droite du bout du nez à l’anus, était de deux pieds huit pouces six lignes, et, suivant la courbure du corps, de trois pieds quatre pouces neuf lignes.
Il avait les paupières, le nez et les narines noires, les joues blanches, ainsi que le dessous de la mâchoire inférieure, et l’on voyait aussi du blanc à la poitrine et sur les faces internes des jambes et des cuisses; le dessous du ventre, en gagnant la poitrine, était d’un blanc sale tirant sur le jaunâtre.
La queue avait neuf pouces six lignes de longueur; elle était grosse et garnie d’un poil touffu et assez court, noirâtre au-dessus de la queue, jaunâtre en dessous et noir à l’extrémité.
CHIENS-MULETS