DE LA FEMELLE. — QUATRIÈME GÉNÉRATION
Celte louve-chienne, de la même portée que le loup-chien précédent, tenait de sa bisaïeule la louve par sa physionomie, son regard, ses grandes oreilles et la queue pendante entre les jambes; elle était un peu plus petite que le mâle, et plus légère dans les formes du corps et des jambes.
Au même âge de près d’un an , sa longueur du bout du nez à l’aniis, mesurée en ligne droite, était de deux pieds quatre pouces une ligne, et, suivant la courbure du corps, de deux pieds huit pouces neuf lignes, ce qui faisait quatre pouces cinq lignes de moins que dans le mâle. Cette femelle en différait encore par les formes du corps, moins lourdes, et tenant plus de son bisaïeul chien; elle avait la tête plus allongée et plus fine que son frère, la queue beaucoup plus longue, ainsi que les oreilles, dont l’extrémité était tombante, au lieu qu’elle était droite dans le mâle : les couleurs de son poil tenaient en général beaucoup plus de celles du chien que de celles de la louve dont elle tirait son origine.
Le bout du nez, les naseaux et les lèvres étaient noirs.
Elle était encore plus douce et plus craintive que le mâle, et souffrait plus patiemment les châtiments et les coups.