Voyez la note 1 de la page
encore à une plus grande distance des animaux et plus voisin de l’homme; mais , comme nous l’avons dit, l’intervalle qui l’en sépare réellement n’en est pas moins immense ‘ ; et la ressemblance de la forme, la conformité de l’organisation , les mouvements d’imitation qui paraissent résulter de ces similitudes, ni ne le rapprochent de la nature de l’homme, ni même ne l’élèvent au-dessus de celle des animaux.
Caractères distinctifs de cette espèce.
L’orang-outang n’a point d’abajoues, c’est-à-dire point de poches au dedans des joues, point de queue, point de callosités sur les fesses; il les a renflées et charnues ; il a toutes les dents et même les canines - semblables à celles de l’homme; il a la face plate, nue et basanée, les oreilles, les mains, les pieds, la poitrine, le ventre aussi nus; il a des poils sur la tête qui descendent en forme de cheveux des deux côtés des tempes, du poil sur le dos et sur les lombes, mais en petite quantité; il a cinq ou six pieds de hauteur, et marche toujours droit ^ sur ses deux pieds. Nous n’avons pas été à portée de vérifier si les femelles sont sujettes comme les femmes à l’écoulement périodique, mais nous le présumons, et par analogie nous ne pouvons guère en douter.