‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 14 sur 392 · Voyez la note 1 de la page · texte numérisé non relu

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2. Ceci n’est vrai que du jeune orang-outang, h’ orang-outang , le gorille, le chimpanzé , adultes , ont les canines très-grandes et très-saillantes.

3. Voyez la note 3 de la p. 1. — L’orang-outang a le bassin trop étroit, le talon trop relevé, le pied articulé avec la jambe d’une manière trop oblique, pour pouvoir se tenir debout : quand il marche, il s’appuie sur ses deux poignets; quand il grimpe sur les arbres, il a toujours besoin d’une de ses mains pour s’accrocher et lutter contre le poids de la partie antérieure de son corps beaucoup plus lourde que la postérieure , etc. ; l’homme seul a un pied qui porte sur la plante entière; il a seul un bassin assez large, des os des cuisses assez écartés de Taxe du corps par leurs cols , les muscles des fesses et des mollets assez forts , etc. , pour que la station A'erticale puisse être naturelle et constante : grâce à cette attitude, le cerveau, plus dégagé, moins mêlé à la partie grossière de l’étre , a sur le reste de la machine une action plus sûre ; le regard a un horizon qjlus vaste, les membres supérieurs ont un jeu plus libre; les mains, cet instrument d’une structure si parfaite, n’ont plus qu’un emploi, celui de servir d’auxiliaires à l’intelligence , etc. , etc.

C’est le même animal que le magot. (Voyez, plus loin, la nomenclature du magot.) — O Le piihéque de Bufîon n’était qu’un jeune magot. » (Cuvier, Règne animal , t. I, p. 96 )

LE PITHÈQÜE.

« les hèhes et les cynocéphales ; le kèbe est un pithèque avec une queue ; « le cynocéphale est tout semblable au pithèque, seulement il est plus t( grand et plus fort, et il a le museau avancé, approchant presque de celui « du dogue, et c’est de là qu’on a tiré son nom; il est aussi de mœurs plus « féroces, et il a les dents plus fortes que le pithèque, et plus ressemblantes « à celles du chien. » D’après ce passage, il est clair que le pithèque et le cynocéphale indiqués par Aristote n’ont ni l’iin ni l’autre de queue, puisqu’il dit que les pithèques qui ont une queue s’appellent hèhes, et que le cynoeéphale ressemble en tout au pithèque, à l’exception du museau qu’il a plus avancé, et des dents qu’il a plus grosses. Aristote fait donc mention de deux espèces de singes sans queue, le pithèque et le eynocéphale, et d’autres singes avec une queue, qu’il appelle hèhes. Maintenant, pour comparer ce que nous connaissons avec ce qui était connu d’Aristote, nous observerons que nous avons vu trois espèees de singes qui n’ont point de queue, savoir, l’orang-outang, le gibbon et le magot, et qu’aueune de ees trois espèees n’est le pithèque’ ; ear les deux premières, c’est-à-dire l’orangoutang et le gibbon, n’étaient certainement pas eonnues d’Aristote, puisque ces animaux ne se trouvent que dans les parties méridionales de l’Afrique et des Indes, qui n’étaient pas découvertes de son temps, et que d’ailleurs ils ont des caractères très -différents de ceux qu’il donne au pithèque; mais la troisième espèce, que nous appelons magot, est le cynocéphale d’Aristote; il en a tous les earactères, il n’a point de queue, il a le museau eomme un dogue, et les dents canines grosses et longues ; d’ailleurs, il se trouve communément dans l’Asie Mineure et dans les autres provinces de l’Orient qui étaient connues des Grecs; le pithèque est du même pays, mais nous ne l’avons pas vu, nous ne le eonnaissons que par le témoignage des auteurs; et quoique depuis vingt ans que nous recherchons les singes, cette espèce ne se soit pas rencontrée sous nos yeux, nous ne doutons cependant pas qu’elle n’existe^ aussi réellement que celle du cynocéphale. Gessner et Jonston ont donné des figures de ce singe pithèque; M. Brisson l’a indiqué comme l’ayant vu; il le distingue du cynocéphale ou magot, qu’il désigne aussi comme l’ayant vu, et il confirme ce que dit Aristote, en assurant que ces deux animaux “ se ressemblent à tous égards,

a. Race première des singes, ceux qui n’ont point de queue et qui ont le museau court : l» le singe. J'ai vu plusieurs singes qui ne différaient entre eux que par la grandeur ; leur face, leurs oreilles et leurs ongles sont assez semblaldes au visage, aux oreilles et aux ongles de l’homme ; le poil qui couvre tout leur corps, excepté les fesses qui sont nues, est mêlé de verdâtre et de jaunâtre; le verdâtre domine dans la partie supérieure du corps, et le jaunâtre dans la partie inférieure Race seconde des singes, ceux qui n’ont point de queue et qui ont le museau allongé ;

1» le singe cynocéphale. 11 ne diffère du singe que par son museau allongé comme celui d’un chien; d’ailleurs, il lui ressemble en tout. J’en ai vu plusieurs qui ne différaient entre eux que parla grandeur. Brisson, Règne animal, p. 189 et 191.

1. Voyez la nomenclature ci-dessus. — Voyez aussi la note 4 de la page 1.

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