‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 168 sur 392 · C. Histoire générale des Voyages, t. XIX, p · texte numérisé non relu

C. Histoire générale des Voyages, t. XIX, p

d. Ibidem, page 39.

ADDITIONS

vient de lire sur les chiens de Groenland et sur ceux du Kamtscliatka, conviennent assez entre elles, et peuvent se rapporter également à notre chien d’Islande.

Quoique nous ayons donné toutes les variétés constantes que nous avons pu rassembler dans l’espèce du chien, il en reste néanmoins quelques-unes que nous n’avons pu nous procurer. Par exemple, il y a une race de chiens sauvages dont j’ai vu deux individus, et que je n’ai pas été à portée de décrire ni de faire dessiner. M. Aubry, curé de Saint-Louis, dont tous les savants connaissent le beau cabinet, et qui joint à beaucoup de connaissance en histoire naturelle le goût de les rendre utiles par la communication franche et honnête de ce qu’il possède en ce genre, nous a souvent fourni des animaux nouveaux qui nous étaient inconnus; et au sujet des chiens il nous a dit avoir vu, il y a plusieurs années, un chien de la grandeur à peu près d’un épagneul de la moyenne espèce, qui avait de longs poils et une grande barbe au menton. Ce chien provenait de parents de même race, qui avaient autrefois été donnés à Louis XIV par M. le comte de Toulouse. M. le comte de Lassai eut aussi de ces mêmes chiens; mais on ignore ce que cette race singulière est devenue.

A l’égard des chiens sauvages, dans lesquels il se trouve, comme dans les chiens domestiques, des races diverses, je n’ai pas eu d’autres informations que celles dont j’ai fait mention dans mon ouvrage. Seulement M. le vicomte de Querhoënt a eu la bonté de me communiquer une note au sujet des chiens sauvages qui se trouvent dans les terres voisines du cap de Bonne-Espérance. « Il dit qu’il y a au Cap des compagnies très-nom- « breuses de chiens sauvages qui sont de la taille de nos grands chiens, et « qui ont le poil marqué de diverses couleurs ’. Ils ont les oreilles droites, « courent d’une grande vitesse, et ne s’établissent nulle part fixement. Ils « détruisent une quantité étonnante de bêtes fauves ; on en tue rarement, « et ils se prennent difficilement aux pièges, car ils n’approchent pas aisé- « ment des choses que l’homme a touchées. Comme on rencontre quelque- « fois de leurs petits dans les bois, on a tenté de les rendre domestiques; « mais ils sont si méchants, étant grands, qu’on y a renoncé. »

DU CHIEN [suite).

M. de Mailly, de l’Académie de Dijon, connu par plusieurs bons ouvrages de lilléralure, m’a communiqué un fait qui mérite de trouver place dans l’bistoire naturelle du chien. Voici l’extrait de la lettre qu’il m’a écrite à ce sujet le 6 octobre 1772 :

« Le curé de Norges, près Dijon , possède une chienne qui, sans avoir

1. Uyænavenatka (Burscliell) . — Hyœna picta (Temm.). — Le chien sauvage du Cap (Guy.).

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