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VARIÉTÉS DANS LES CHIENS
« jamais porté ni mis bas, a cependant tous les symptômes qui caracté- « risent ces deux manières d’être. Elle entre en chaleur à peu près dans le « môme temps que tous les autres animaux de son espèce, avec cette dide- « rence qu’elle ne souffre aucun mâle; elle n’en a jamais reçu. Au bout du « temps ordinaire de sa portée, ses mamelles se remplissent comme si elle « était en gésine, sans que son lait soit provoqué par aucune traite parti- « cnlière, comme il arrive quelquefois à d’autres animaux auxquels on en « tire, ou quelque substance fort semblable, en fatiguant leurs mamelles. « Il n’y a rien ici de pareil 5 tout se fait selon l’ordre de la nature, et le lait « paraît être si bien dans son caractère que cette chienne a déjà allaité des « petits qu’on lui a donnés, et pour lesquels elle a autant de tendresse, de « soins et d’attention que si elle était leur véritable mère. Elle est actuel- « lement dans ce cas, et je n’ai l’honneur de vous assurer que ce que je « vois. Une chose plus singulière peut-être est que la môme chienne, il y a « deux ou trois ans, allaita deux chats, dont l’un contracta si bien les incli- « nations de sa nourrice que son cri s’en ressentit; au bout de quelque « temps on s’aperçut qu’il ressemblait beaucoup plus à l’aboiement du « chien qu’au miaulement du chat. »
Si ce fait de la production du lait, sans accouplement et sans prégnation, était plus fréquent dans les animaux quadrupèdes femelles, ce rapport les rapprocherait des oiseaux femelles qui produisent des œufs sans le concours du mâle.
DU CHIEN {suite).
On a vu, dans l’iiistoire et la description que j’ai données des différentes races de chiens, que celle du chien de berger paraît être la souche ou tige commune de toutes les autres races', et j’ai rendu cette conjecture probable par quelques faits et par plusieurs comparaisons. Ce chien de berger, que je regarde comme le vrai chien de nature, se trouve dans presque tous les pays du monde. MM. Cook et Forster nous disent « qu’ils remarquèrent à « la Nouvelle-Zélande un grand nombre de chiens que les habitants du « pays paraissent aimer beaucoup, et qu’ils tenaient attachés dans leurs « pirogues par le milieu du ventre : ces chiens étaient de l’espèce à longs « poils, et ils ressemblaient beaucoup au chien de berger de M. de Buffon. « llsétaientde diverses couleurs, les uns tachés, ceux-ci entièrement noirs, « et d’autres parfaitement blancs. Ces chiens se nourrissent de poissons ou « des mêmes aliments que leurs maîtres, qui ensuite les tuent pour man- « ger leur chair et se vêtir de leurs peaux. De plusieurs de ces animaux