DE L’AVE-AYE
Pouces. Lign, Lign,
Le doigt intérieur qui fait pouce.. 1 i l’ongle 6
Le premier doigt interne après le pouce 2 9 — 6
Le second doigt qui est le plus mince et grêle , n’ayant qu’une ligne
d’épaissem', a de longueur 2 7—3
Le troisième doigt 3 2 — • 6
Le quatrième doigt ou le premier externe 1 9 — - 6
Les pieds de derrière ont de longueur, jusqu’à l’extrémité des doigts. . . 3 2 — »
Ces doigts, qui ont deux lignes de largeur, sont à peu près égaux en grosseur ; mais le premier doigt, qui fait pouce et qui a de longueur douze lignes, a un ongle de trois pouces six lignes, qui est large et plat comme ceux des makis. Ce caractère de doigt l’éloigne beaucoup du genre de l’écureuil.
Le premier doigt interne
Le second doigt
Le troisième doigt
Le quatrième et le premier doigt externe
Ces ongles sont bruns, courbes et eu gouttières. Les poils de la queue ont de longueur
Pouces. Ligu* Lign.
1 3 l’ongle b^
Ces poils sont rudes comme du crin. Tout le temps que M. Sonnerat a eu cet animal vivant, il ne lui a jamais vu porter la queue élevée comme les écureuils; il ne la portait que traînante.
De tous les animaux qui ont le pouce aplati, le tarsier est celui qui se rapproche le plus de l’aye-aye; ils ont entre eux ce caractère commun, et de plus ils se ressemblent par la queue, qui est longue et couverte de poils, par les oreilles droites, nues et transparentes, et par ce poil laineux qui couvre immédiatement la peau. Il y a aussi quelque rapport de ressemblance dans les pieds, car le tarsier a les doigts très-longs.
Cet aye-aye était femelle ; elle avait deux mamelons dans la partie inférieure du ventre ; ces mamelons avaient cinq lignes de hauteur.
Voyez l’article de l’aye-aye dans le Voyage de M. Sonnerat aux Indes orientales, tome II , page 137. Il a eu vivants le mâle et la femelle.