Voyez la note 1 de la page 180 du III« volume
dans laquelle il me donne connaissance de quelques faits que je crois devoir rapporter ici.
Les Hollandais de Ceylan, dit M. Blés, ont toujours un certain nombre d’éléphants en réserve pour attendre l’arrivée des marchands du continent de l’Inde, qui y viennent acheter ces animaux dans la vue de les revendre ensuite aux princes indiens; souvent il s’en trouve qui ne sont pas assez bien conditionnés, et que ces marchands ne peuvent vendre; ces éléphants, défectueux et rebutés, restent à leur maître pendant nombre d’années, et l’on s’en sert pour la chasse des éléphants sauvages. Quelquefois il arrive, soit par la négligence des gardiens, soit autrement, que la femelle, lorsqu’elle entre en chaleur, dénoue et rompt pendant la nuit les cordes avec lesquelles elle est toujours attachée par les pieds; alors elle s'enfuit dans les forêts, y cherche les éléphants sauvages, s’accouple et devient pleine; les gardiens vont la chercher partout dans les bois en l’appelant par son nom; elle revient dès lors sans contrainte, et se laisse ramener tranquillement à son étable; c’est ainsi qu’on a reconnu que quelques femelles ont produit leur petit neuf mois après leur fuite : en sorte qu’il est plus que probable que la durée de la gestation n’est en effet que de neuf m.ois, La hauteur d’un éléphant nouveau-né n’est guère que de trois pieds du Rhin : il croît jusqu’à l’âge de seize à vingt ans, et peut vivre soixante-dix, quatre-vingts et même cent ans.
Le même M. Blés dit qu’il n’a jamais vu, pendant un séjour de onze années qu’il a fait à Ceylan, que la femelle ait produit plus d’un petit à la fois. Dans les grandes chasses qu’on fait tous les ans dans cette île, auxquelles il a assisté plusieurs fois, il en a vu souvent prendre quarante à cinquante parmi lesquels il y avait des éléphants tout jeunes, et il dit qu’on ne pouvait pas reconnaître quelles étaient les mères de chacun de ces petits éléphants, car tous ces jeunes animaux paraissent faire mense commune; ils tettent indistinctement celles des femelles de toute la troupe qui ont du lait, soit qu’elles aient elles-mêmes un petit en propre, soit qu’elles n’en aient point,
M. Marcel Blés a vu prendre les éléphants de trois manières différentes: ils vont ordinairement en troupes séparées, quelquefois à une lieue de distance l’une de l’autre; la première manière de les prendre est de les entourer par un attroupement de quatre ou cinq cents hommes, qui resserrant toujours ces animaux de plus près en les épouvantant par des cris, des pétards, des tambours et des torches allumées, les forcent à entrer dans une espèce de parc entouré de fortes palissades dont on ferme ensuite l’ouverture pour qu’ils n’en puissent sortir.
La seconde manière de les chasser ne demande pas un si grand appareil ; il suffit d’un certain nombre d’hommes lestes et agiles à la course, qui vont les chercher dans les bois; ils ne s’attaquent qu’aux plus petites
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ADDITIONS
troupes d’éléphants, qu’ils agacent et inquiètent au point de les mettre en fuite; ils les suivent aisément à la course, et leur jettent un ou deux lacs de cordes très-fortes aux jambes de derrière; ils tiennent toujours le bout de ces cordes jusqu’à ce qu’ils trouvent l’occasion favorable de l’entortiller autour d’un arbre; et lorsqu’ils parviennent à arrêter ainsi un éléphant sauvage dans sa course, ils amènent à l’instant deux éléphants privés, auxquels ils attachent l’éléphant sauvage, et, s’il se mutine, ils ordonnent aux deux apprivoisés de le battre avec leur trompe jusqu’à ce qu’il soit comme étourdi, et enfin ils le conduisent au lieu de sa destination.
La troisième manière de prendre les éléphants est de mener quelques femelles apprivoisées dans les forêts : elles ne manquent guère d’attirer quelqu’un des éléphants sauvages et de les séparer de leur troupe ; alors une partie des chasseurs attaque le reste de cette troupe pour lui faire prendre la fuite , tandis que les autres chasseurs se rendent maîtres de cet éléphant sauvage isolé, l’attachent avec deux femelles, et l’amènent ainsi jusqu’à l’étable ou jusqu’au parc où on veut le garder.
Les éléphants, dans l’état de liberté, vivent dans une espèce de société durable; chaque bande ou troupe reste séparée, et n’a aucun commerce avec d’autres troupes, et même ils paraissent s’entre-éviter très-soigneusement.
Lorsqu’une de ces troupes se met en marche pour voyager ou changer de domicile, ceux des mâles qui ont les défenses les plus grosses et les plus longues marchent à la tête, et s’ils rencontrent dans leur route une rivière un peu profonde, ils la passent les premiers à la nage, et paraissent sonder le terrain du rivage opposé; ils donnent alors un signal par un son de leur trompe, et dès lors la troupe avertie entre dans la rivière, et, nageant en file, les éléphants adultes transportent leurs petits en se les donnant, pour ainsi dire, de main en main ; après quoi tous les autres les suivent et arrivent au rivage, où les premiers les attendent.
Une autre singularité remarquable, c’est que, quoiqu’ils se tiennent toujours par troupes, on trouve cependant de temps en temps des éléphants séparés et errant seuls et éloignés des autres, et qui ne sont jamais admis dans aucune compagnie, comme s’ils étaient bannis de toute société. Ces éléphants solitaires ou réprouvés sont très-méchants ; ils attaquent souvent les hommes et les tuent, et tandis que sur le moindre mouvement, et à la vue de l’homme (pourvu qu’il ne se fasse pas avec trop de précipitation) , une troupe entière d’éléphants s’éloignera, ces éléphants solitaires l’attendent non-seulement de pied ferme, mais même l’attaquent avec fureur, en sorte qu’on est obligé de les tuer à coups de fusil. On n’a jamais rencontré deux de ces éléphants farouches ensemble ; ils vivent seuls et sont tous mâles, et l’on ignore s’ils recherchent les femelles, car on ne les a jamais vus les suivre ou les accompagner.
Une autre observation assez intéressante, c’est que dans toutes les chasses auxquelles M. Marcel Blés a assisté, et parmi des milliers d’éléphants qu’il dit avoir vus dans l’île de Ceylan, à peine en a-t-il trouvé un sur dix qui fût armé de grosses et grandes défenses ; et quoique ces éléphants aient autant de force et de vigueur que les autres, ils n’ont néanmoins que de petites défenses, minces et obtuses, qui ne parviennent jamais qu’à la longueur d’un pied à peu près, et on ne peut, dit-il , guère voir avant l’âge de douze à quatorze ans si leurs défenses deviendront longues, ou si elles resteront à ces petites dimensions.
Le même M. Marcel Blés m’a écrit en dernier lieu qu’un particulier, homme très-instruit, établi depuis longtemps dans l’intérieur de l’île de Ceylan, l’avait assuré qu’il existe dans cette île une petite race d’éléphants qui ne deviennent jamais plus gros qu’une génisse; la même chose lui a été dite par plusieurs autres personnes dignes de foi; il est vrai, ajoute-t-il, qu’on ne voit pas souvent ces petits éléphants, dont l’espèce ou la race est bien plus rare que celle des autres ; la longueur de leur trompe est proportionnée à leur petite taille ; ils ont plus de poil que les autres éléphants, ils sont aussi plus sauvages, et au moindre bruit s’enfuient dans l’épaisseur des bois.
Les éléphants, dont nous sommes actuellement obligés d’aller étudier les mœurs à Ceylan ou dans les autres climats les plus chauds de la terre, ont autrefois existé dans les zones aujourd’hui tempérées, et même dans les zones froides : leurs ossements ‘ trouvés en Russie, en Sibérie, Pologne, Allemagne, France, Italie, etc. , démontrent leur ancienne existence dans tous les climats de la terre, et leur retraite successive vers les contrées les plus chaudes du globe, à mesure qu’il s’est refroidi; nous pouvons en donner un nouvel exemple. M. le prince de Porentrui , évêque de Bâle, a eu la bonté de m’envoyer une dent molaire et plusieurs autres ossements d’un squelette d’éléphant trouvé dans les terres de sa principauté, à une très-médiocre profondeur. Voici ce qu’il a bien voulu m’en écrire en date 'du 15 mai de celte année 1780 :
« A six cents pas de Porentrui, sur la gauche d’un grand chemin que je « viens de faire construire pour communiquer avec Béforl, en excavant le « flanc méridional de la montagne, l’on découvrit l’été dernier, à quelques «pieds de profondeur, la plus grande partie du squelette d’un très-gros « animal. Sur le rapport qui m’en fut fait, je me transportai moi-même sur « le lieu, et je vis que les ouvriers avaient déjà brisé plusieurs pièces de ce « squelette, et qu’on en avait enlevé quelques-unes des plus curieuses, « entre autres la plus grande partie d’une très-grosse défense qui avait près « de cinq pouces de diamètre à la racine, sur plus de trois pieds de lon- « gueur, ce qui fit juger que ce ne pouvait être que le squelette d’un élé-
1. Il s’agit ici des ossements, des restes fossiles du mammouth. (Voyez mes notes sur les Époques de la nature.)
ADDITIONS
« pliant. Je vous avouerai. Monsieur, que, n’ctant pas naturaliste, j’eus « peine à me persuader que cela fût; je remarquai cependant de très-gros « os, et particulièrement celui de l’omoplate, que je lis déterrer; j’observai « que le corps de l’animal, quel qu’il fût, était partie dans un rocher, « partie en un sac de terre, dans l’anfractuosité de deux rochers; que ce tt qui était dans le rocher était pétrifié, mais que ce qui était dans la terre « était une substance moins dure qne ne le sont ordinairement de pareils « os. L’on m’apporta un morceau de cette défense que l’on avait brisée eu « la tirant de cette terre où elle était devenue mollasse ; l’enveloppe exté- « rieure ressemblait assez à l’ivoire ; l’intérieur était blanchâtre et comme « savonneux : on en brûla une parcelle, et ensuite une autre parcelle d’une « véritable défense d’éléphant : elles donnèrent l’une et l’autre une huile « d’une odeur à peu près pareille. Tous les morceaux de cette première « défense, ayant été exposés quelque temps à l’air, sont tombés insensible- « ment en poussière.
« Il m’est resté un morceau de la mâchoire pétrifiée, avec quelques-unes « des petites dents : je les fis voir à M. Robert, géographe ordinaire de Sa « Majesté, qui m’ayant témoigné que ce morceau d’histoire naturelle ne « déparerait pas la belle collection que vous avez dans le Jardin du Roi , « je lui dis qu’il pouvait vous l’offrir de ma part, et j’ai l’honneur de vous « l’envoyer. »
J’ai reçu en effet ce morceau, et je ne puis qu’en témoigner ma respectueuse reconnaissance à ce prince, ami des lettres et de ceux qui les cultivent : c’est réellement une très-grosse dent molaire d’éléphant, beaucoup plus gronde qu’aucune de celles des éléphants vivants aujourd’hui. Si l’on i-approche de celte découverte toutes celles que nous avons rapportées de squelettes d’éléphants trouvés en terre en différentes parties de l’Europe, cl dont la note ci-jointe, que nous communique M. l’abbé Bexon, indique encore un plus grand nombre®, on demeurera bien convaincu qu’il fut un
a. Tcntzol (Wilhelm. Ernest.) Epislola de sceleto elephantino Tonnœ nuper effosso. Gotüiig, 1G9G , in-4“, germanicè. {Ext. in Phil. Transact., vol. XIX, n® 234, page 757). — Klein, De drnlihus elephantinis : ad calcem Miss. 2, de piscib. , page 29 et 32. — Marsigl. Danub. , t. II, page 31 , tab. 30. — Rzaczynski, Hist. nat. Polon., t. I , p. 1. — Epist. Basil. Tatisclian ad Eric. Beiizel. in Act. iitt. Snec. ann. 1715, page 36. — Beyschlag (Jo. Frid.) Disseiialio de Ebore fossili Suevico-hallensi. Halæ Magdeburgicæ, 1734, in-4®. — Scaramucci (Jo. Bapt.) Meditationes familiares ad Anlonium Magliabechium de sceleto elephantino. Urbini, 1697, iu-12. — Wedellii (Georg. Wolfg.) Programma de unicornu et ebore fossili. Jenæ, 1699, iu-4®. — Hartenfels (Georg. Christ. Pelr.) Elephantographia curiosa... part, in, cap. viii. De ebore fossili. Eri'urti, 1715, in-4". — Transact. philosoph., vol. XLllI, page ^il.Exlraordinari fossil toot of an éléphant, vol. XL, n® 446, page 124. Lctter... iipon viammoth’s bones du gup in Siberia , vol. XLVIII, page 626. Bones an éléphant fuund al Leysdoivn in ihe Island of Sheppey, vol. XXXV, n®» 403 et 404. — Epit. Transact. philos. V, b, page 104 et seq. — Acta Hafniens., vol. I, obser. xlvi. — Mise, curios. Déc. iii, ann. 7, 8, 1699, 1700, page 294, obs. 175 : De ebore fossili, et sceleto elephantis in coUo sabuloso reperto. — Déc. ii, ann. 7, 1688, p. 446, obs. 234 : De ossibus elephanium reperlis , etc.
temps OÙ notre Europe fut la patrie des éléphants, ainsi que l’Asie septentrionale, où leurs dépouilles se trouvent en si grande quantité. Il dut en être de même des rhinocéros, des hippopotames et des chameaux ; on peut remarquer entre les argalis ou petites figures de fonte, tirées des anciens tombeaux trouvés en Sibérie, celles de rhippopotame et du chameau ® : ce qui prouve que ces animaux, qui sont actuellement inconnus dans celte contrée, y subsistaient autrefois; l’hippopotame surtout a dù s’en retirer le premier, et presque en même temps que l’éléphant; et le chameau, quoique moins étranger aux pays tempérés ou froids, n’est cependant plus connu dans ce pays de Sibérie que par les monuments dont on vient de parler : on peut le prouver par le témoignage des voyageurs récents.
« Les Russes , disent-ils , pensèrent que les chameaux seraient plus « propres que d’autres animaux au transport des vivres de leurs caravanes « dans les déserts de la Sibérie méridionale; ils firent en conséquence venir « à Jakutzk un chameau pour essayer son service ; les habitants du pays « le regardèrent comme un monstre, qui les effraya beaucoup. La petite- « vérole commençait à faire des ravages dans leurs bourgades; les Jakutes
« s’imaginèrent que le chameau en était la cause et on fut obligé de le
« renvoyer; il mourut même dans son retour, et l’on jugea avec fonde- « ment que ce pays était trop froid pour qu’il pût y subsister, et encore « moins y multiplier, v
Il faut donc que ces figures du chameau et de l’hippopotame aient été faites en ce pays dans un temps où on y avait encore quelque connaissance et quelque souvenir de ces animaux. Cependant nous remarquerons, à l’égard des chameaux, qu’ils pouvaient être connus des anciens Jakutes, car M. Guldenstaëdt assure*’ qu’ils sont actuellement en nombre dans les gouvernements d’Astracan et d’Orembourg, aussi bien que dans quelques parties de la Sibérie méridionale, et que les Kalmouks elles Cosaques ont même l’art d’en travailler le poil. Il se pourrait donc, absolument parlant, que les Jakutes eussent pris connaissance du chameau dans leurs voyages au midi de la Sibérie ; mais, pour l’hippopotame, nulle supposition ne peut en rendre la connaissance possible à ce peuple : et dès lors on ne peut rapporter qu'au refroidissement successif de la terre l’ancienne existence de ces animaux, ainsi que des éléphants, dans cette contrée du Nord, et leurs migrations forcées dans celles du Midi L
Après avoir livré à l’impression les feuilles précédentes, j’ai reçu un dessin fait aux Indes d’un jeune éléphant tétant sa mère ^ : c’est à la préve-
n. Voyez ces figures gravées dans l’Histoire générale des voyages, t. XVIII , p. 171.
h. Discours sur les productions de la Russie.
1. Voyez la V“ Époque de la nature (lorsque les éléphants et les autres animaux du midi ont habité les terres du nord ) , et mes notes sur cette époque.
2. Voyez cette ligure, très-exacte, dans le VU volume des Suppléments de l’édition in-4» de rimpiimcrie royale, planche ii.
nante honnêteté de M. Gentil, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint- Louis, qui a demeuré vingt-huit ans au Bengale, que je dois ce dessin et la connaissance d’un fait dont je doutais. Le petit éléphant ne tette pas par la trompe, mais par la gueule, comme les autres animaux ‘ : M. Gentil en a été souvent témoin, et le dessin a été fait sous ses yeux.
DU RHINOCÉROS
Nous avons vu un second rhinocéros nouvellement arrivé à la ménagerie du Roi. Au mois de septembre 1770 il n’était âgé que de trois mois, si l’on en croit les gens qui l’avaient amené ; mais je suis persuadé qu’il avait au moins deux ou trois ans, car son corps, y compris la tête, avait déjà huit pieds deux pouces de longueur sur cinq pieds six pouces de hauteur et huit pieds deux pouces de circonférence. Observé un an après, son corps s’était allongé de sept pouces : en sorte qu’il avait, le 28 août 1771, huit pieds neuf pouces, y compris la longueur de la tête ; cinq pieds neuf pouces de hauteur, et huit pieds neuf pouces de circonférence. Observé deux ans après, le 12 août 1772, la longueur de son corps, y compris la tête, était de neuf pieds quatre pouces; la plus grande hauteur, qui était celle du train de derrière, de six pieds quatre pouces, et la hauteur du train de devant était de cinq pieds onze pouces seulement. Sa peau avait la couleur et la même apparence que l’écorce d’un vieil orme, tachetée en certains endroits de noir et de gris, et, dans d’autres, repliée en sillons profonds qui formaient des espèces d’écailles. Il n’avait qu’une corne de couleur brune, d’une substance ferme et dure. Les yeux sont petits et saillants, les oreilles larges et assez ressemblantes à celles de l’âne. Le dos, qui est creux, semble être couvert d’une selle naturelle, les jambes sont courtes et très-grosses, les pieds arrondis par derrière, avec des sabots par devant, divisés en trois parties. La queue est assez semblable à celle du bœuf, et garnie de poils noirs à son extrémité. La verge s’allonge sur les testicules, et s’élève pour l’écoulement de l’urine que l’animal pousse assez loin de lui, et celte partie paraît fort petite relativement à la grosseur du corps; elle est d’ailleurs très-remarquable par son extrémité, qui forme une cavité comme l’embouchure d’une trompette; le fourreau ou l’étui dont elle sort est une partie charnue d’une chair vermeille semblable à celle de la verge ; et celte même partie charnue, qui forme le premier étui, sort d’un second fourreau pris dans la peau comme dans les autres animaux ; sa langue est dure et rude au point d’écorcher ce qu’il lèche : aussi mange-t-il de grosses