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ADDITIONS
t( verts en dessous d’une peau fort douce, et les doigts sont armés d’ongles « courts et plats qui ne s’étendent point au delà de la peau ^ cela n’indique « guère un animal qui gratte la terre pour s’y former une retraite. M. Pal- « las dit, à la vérité, que les ongles sont très-courts, ou plutôt qu’il n’en a « point, pour qu’en creusant ils ne s’usent pas contre les rochers au milieu « desquels ces animaux habitent; cette raison est ingénieusement trouvée, « mais ne serait-on pas autorisé aussi à dire, et peut-être avec plus de fon- « dement, que la nature ne leur a donné des ongles si courts que parce qu’ils « n’ont pas besoin de s’en servir pour creuser? Au moins est-il sûr que celui « qui est à Amsterdam ne les emploie pas à cela : jamais on ne le voit « gratter ou creuser la terre
« M. Wosmaèr dit que ces animaux sont lents dans leurs mouvements : « cela est vrai, sans doute, de celui qu’il a vu, mais M. Pallas nous apprend « qu’il était mort pour avoir trop mangé; ainsi ne pourrait-on pas suppo- « ser que la graisse dont il était surchargé le rendait lourd et pesant? Au « moins ceux que M. Klockner a observés ne sont point tels ; au contraire, « ils sont très-prestes dans leurs mouvements, ils sautent avec beaucoup « d’agilité de haut en bas, et tombent toujours sur leurs quatre pattes; ils « aiment à être sur des endroits élevés; leurs jambes de derrière sont plus « longues que celles de devant, ce qui fait que leur démarche ressemble ;( plus à celle du cochon d’Inde que de tout autre animal ; mais ils ont « celle du cochon quand ils courent; ils ne dorment point pendant le jour; « quand la nuit ariive, ils se retirent dans leur nid , ou ils se fourrent au « milieu du foin, dont ils se couvrent tout le corps. On dit qu’au Cap ils « ont leur nid dans les fentes des rochers, où ils se font un lit de mousse et « de feuilles d’épines qui leur servent aussi de nourriture, de même que les « antres feuilles, qui sont peu charnues : au moins celui qui est à Amster- « dam paraît les préférer aux racines et au pain qu’on lui donne; il ne « mange pas volontiers des noix ni des amandes; quand il mâche, sa mâ- « choire inférieure se meut comme celle des animaux qui ruminent, quoi- « qu’il n’appartienne point à cette classe. Si l’on peut juger de toute Teste pèce par lui, ces animaux ne parviennent pas aussi vite à toute leur « gr-amleur que les cochons d’Inde : quand il a été pris, il était de la gros- « seur d’un rat, et était vraisemblablement âgé de cinq ou six semaines; « depuis onze mois qu’il est dans ce pays, il n’a pas encore la taille d un « lapin sauvage, quoique ces animaux parviennent à celle de nos lapins « domestiques.
« Les Hottentots estiment beaucoup une sorte de remède que les Hol- « landais nomment pissat de blaireau: c’est une substance noirâtre, sèche « et d’assez mauvaise odeur, qu’on trouve dans les fentes des rochers et «dans des cavernes; on prétend que c’est à Turine de ces bêtes qu’elle « doit son origine; ces animaux, dit-on, ont la coutume de pisser toujours