‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 274 sur 392 · Voyez la nomenclature ci-dessus · texte numérisé non relu

Voyez la nomenclature ci-dessus

* Sus œlhiopicus (Gmel. ). — Phacochœrus œthiopicus. — Le phacochœre sans incisives (Fréd. Guy.).

ADDITIONS

C’est d’après cette planche gravée, qui nous a été envoyée par M. Allamand, que nous avons fait dessiner et graver ce même animal dont nous donnons ici la figure' . Nous avons retrouvé dans les Miscellama et les Spicilegia zoologica de M. Pallas, et aussi dans les descriptions de M. AVosmaèr, la même planche gravée ; et ces deux derniers auteurs ont chacun donné une description de cet animal ; aussi M. Allamand, par une lettre datée de Leyde le 31 octobre 1766, écrivait à M. Dauhenton qu’un Jeune médecin établi à La Haye en avait donné la description dans un ouvrage qui probablement ne nous était pas encore parvenu, et qu’il en avait fait faire la planche. Ce Jeune médecin est probablement M. Pallas, et c’est à lui, par conséquent , auquel le public a la première obligation de la connaissance de cet animal. M. Allamand dit dans la même lettre que ce qu’il y a de plus singulier dans ce cochon c’est la tête; qu’elle diffère beaucoup de celle de nos cochons, surtout par deux appendices extraordinaires en forme d’oreilles au’il a à côté des yeux^.

Nous observerons ici que le premier fait rapporté par M. Allamand du dédain et de la cruauté de ce sanglier envers la truie en chaleur semble prouver qu’il est d’une espèce différente de nos cochons, La disconvenance de la forme de la tête, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, paraît le prouver aussi : cependant comme il est beaucoup plus voisin du cochon que d’aucun autre animal, et qu’il se trouve non-seulement dans les terres voisines du cap Vert, mais encore dans celles du cap de Bonne-Espérance, nous l’appellerons le sanglier d’Afrique'^, et nous allons en donner l’histoire et la description par extrait, d’après MM. Pallas et AVosmaër,

Celui-ci l’appelle porc à large groin, ou sanglier d’Afrique ; il le distingue, avec raison, du porc de Guinée à longues oreilles pointues, et du pécari ou tajacu d’Amérique, et aussi du babiroussa des Indes.

« M. de Buffon, dit-il, parlant d’une partie des mâchoires, de la queue « et des pieds d’un sanglier extraordinaire du cap Vert, qu’on conserve « dans le Cabinet du Roi, dit qu’il y a des dents de devant à ces mâchoires : « or elles manquent à notre sujet. »

Et de là M. AVosmaër insinue que ce n’est pas le même animal : cependant on vient de voir que M. Allamand pense, comme moi, que ce sanglier du cap Vert, dont Je n’avais vu qu’une partie de la tête, se trouve néanmoins être le même porc à large groin que M. AVosmaër dit être inconnu à tous les naturalistes.

M. Tulbagh, gouverneur au cap de Bonne-Espérance, qui a envoyé ce

1. Voyez cette figure, t. III des Suppléments de Téditiou in-4“ de l’Imprimerie royale, planche xi.

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