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ADDITIONS
« dedevanlj j’entendis aussi celui du genou, mais bien moins fort que « celui du pied ; celui du jarret ne s’entend presque pas. »
Ces rennes sont morts tous deux à Chantilly de la même maladie; c’ést une inflammation à la gorge, depuis la langue jusqu’aux bronches du poumon. On aurait peut-être pu les guérir en leur donnant des breuvages rafraîchissants, car ils se portaient très-bien , et étaient même assez gras jusqu’au jour où ils ont été atteints de cette inflammation; ils paissaient comme des vaches, et ils étaient très-avides de la mousse grise qui s’attache aux arbres.
Il est donc certain, par les observations de M. le marquis d’Amezaga, que dans les rennes ce n’est qu’aux articulations des os des jambes que se fait le craquement, et il est plus que probable qu’il en est de même dans l’élan et dans les autres animaux qui font entendre ce bruit *.
En Laponie et dans les provinces septentrionales de l’Asie, il y a peutêtre plus de rennes domestiques que de rennes sauvages; mais dans le Groenland les voyageurs disent qu’ils sont tous sauvages.
Ces animaux sont timides et fuyards, et sentent les hommes de loin. Les plus forts de ces rennes du Groenland ne sont pas plus gros qu’une génisse de deux ans, et c’est ce qui me fait présumer qu’ils sont de la petite espèce qu’Edwards appelle daims de Groenland, moins grands de plus d’un tiers que ceux de la grande espèce; les uns et les autres perdent leur bois au printemps, et leur poil tombe presque en même temps ; ils maigrissent alors, et leur peau devient mince, mais en automne ils engraissent, et leur peau s’épaissit. C’est par cette alternative, dit M. Anderson “, que tous les animaux du Nord supportent mieux les extrêmes du froid et du chaud ; gras et fourrés en hiver, légers et secs durant l’été : dans cette dernière saison ils broutent l’herbe tendre des vallons ; dans l’autre , ils fouillent sous la neige et cherchent la mousse des rochers.
DU RENNE {suite).
Extrait de la lettre de M. le comte de Mellin, cliamhellan du roi de Prusse, datée du château d’Anizow près Stettiu, le 15 novembre 1784.
« J’ai encore l’honneur de communiquer à monsieur le comte la gravure « d’un renne mâle, que j’ai peint d’après nature; celle de la femelle et du U faon, je l’attends tous les jours de mon graveur, et j’aurai l’honneur de « vous en envoyer un exemplaire, si vous le désirez. Le renne, lorsque je l’ai « peint, n’avait que deux ans et portait son second bois; c’est pourquoi il « n’est pas encore si large d’empaumure et chargé de tant de chevilles ou de
a. Hisloire naturelle du Groenland.