‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 317 sur 392 · Édition in-4» de l’Imprimerie royale · texte numérisé non relu

Édition in-4» de l’Imprimerie royale

ADDITIONS

presque à terre. Ceux des pieds de derrière ont de longueur, en ligne droite, deux pouces neuf lignes; ils sont plats, courbes, élevés au-dessus de terre de deux pouces cinq lignes, et se touchent derrière le boulet. La queue est très-courte, et ne forme qu’un tronçon couvert de poils.

La tête est d’une forme longue, un peu aplatie sur les côtés ; l’os frontal forme un creux entre les yeux; le nez est un peu bombé en dessus; le bout du nez est large, aplati et faisant un peu gouttière au milieu; le nez et les naseaux sont grisâtres. La bouche a d’ouverture, en ligne droite, quatre pouces trois lignes; il y a huit incisives dans la mâchoire inférieure, et il n’y en a point dans la supérieure.

L’œil est saillant, l’iris d’un brun marron ; la prunelle, lorsqu’elle est à demi fermée, forme une ligne horizontale; la paupière supérieure est arquée et garnie de poils noirs ; l’angle antérieur de l’œil est ouvert, il forme, en se prolongeant, une espèce de larmier. L’oreille est grande, élevée, et finissant en pointe arrondie; elle est d’un brun noirâtre en dessus, et garnie en dedans de grands poils grisâtres à la partie supérieure, et brun noirâtres à l’inférieure.

On remarque au-dessous des mâchoires un grand flocon de poil noir; le cou est large, court et couvert de grands poils noirâtres sur la partie supérieure, et gris-roussâtres à l’inférieure.

La couleur du corps de ce jeune animal était d’un brun foncé mêlé de fauve et de gris; elle était presque noire sur les pieds et le paturon, ainsi que sur le cou et la partie charnue au-dessus des épaules. Les plus longs poils avaient cinq pouces dix lignes; sur le cou, ils avaient six pouces six lignes; sur le dos, trois pouces : ceux du corps étaient gris à leur racine, bruns dans leur longueur, et fauves à leur extrémité.

DE l’Élan

Plusieurs voyageurs ont prétendu qu’il existe dans l’Amérique septentrionale des élans d’une taille beaucoup plus considérable que celle des élans d’Europe, et même de ceux qu’on trouve le plus communément en Amérique. M. Dudley®, qui a envoyé à la Société royale de Londres une très-bonne description de l’orignal, dit que ses chasseurs en tuèrent un qui était haut de plus de dix pieds.

Josselyn ^ assure qu’on a trouvé dans l’Amérique septentrionale des élans de douze pieds de haut. Les voyageurs qui ont parlé de ces élans gigantesques donnent six pieds de longueur à leur bois; et, suivant Josselyn, les extrémités des deux perches sont éloignées l’une de l’autre de deux brasses, ou de dix à onze pieds ; la Ilontan dit qu’il y a des bois d’élan

а. M. Dudley, Transact. philosoph., anuée 1721 , n» 368.

б. Josselyu’s Voy. New Engl. , 88.

Page 1