‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 319 sur 392 · Voyez la note 1 de la page 289 du III® volume · texte numérisé non relu

Voyez la note 1 de la page 289 du III® volume

ADDITIONS

« les daims. Ce qui n’est pas dans celui des Ardennes. Il ajoute que le roi « Jacques avait fait mettre plusieurs de ces cerfs dans deux forêts voisines « de Londres, et qu’il en avait envoyé quelques autres en Écosse, d’où ils « se sont répandus dans plusieurs endroits; pendant l’hiver ils paraissent « noirs et ont le poil hérissé; l’été ils sont bruns et ont le poil lisse, mais « ils ne sont pas si bons à manger que les cerfs ordinaires »

Pontoppidan, en parlant des cerfs de Norwége, dit « qu’il ne s’en trouve « que dans les diocèses de Berghen et de Drontheim, c’est-à-dire dans la « partie occidentale du royaume, et que ces animaux traversent quelque- « fois en troupes les canaux qui sont entre le continent et les îles voisines « de la côte, ayant la tête appuyée sur la croupe les uns des autres, et c< quand le chef de la file est fatigué il se retire pour se reposer, et le plus « vigoureux prend sa place ^ »

Quelques gens ont pensé qu’on pourrait rendre domestiques les cerfs de nos bois, en les traitant comme les Lapons traitent les rennes, avec soin et douceur. Nous pouvons citer à ce sujet un exemple qu’on pourrait suivre. Autrefois il n’y avait point de cerfs à l’île de France, ce sont les Portugais qui en ont peuplé cette île. Ils sont petits et ont le poil plus gris que ceux d’Europe, desquels néanmoins ils tirent leur origine. Lorsque les Français s’établirent dans l’île, ils trouvèrent une grande quantité de ces cerfs; ils en ont détruit une partie, et le reste s’est réfugié dans les endroits les moins fréquentés de l’île. On est parvenu à les rendre domestiques, et quelques habitants en ont des troupeaux ^

DU CERF [suite).

Nous devons ajouter aux faits que nous avons rapportés dans l’histoire naturelle de ces animaux, quelques autres faits intéressants qui m’ont été communiqués par M. le comte de Mellin, chambellan de Sa Majesté prussienne, qui joint beaucoup de connaissances à un discernement excellent, et qui s’est occupé, en observateur habile et en chasseur infatigable, de tout ce qui a rapport aux animaux sauvages du pays qu’il habite. Voici ce qu’il m’a écrit, au sujet du cerf et du chevreuil, par sa lettre datée du château d’Anizow, près Stetlin, le 5 novembre 1784 ;

« Vous dites, monsieur le comte, dans votre histoire naturelle du cerf* ; « La disette retarde donc r accroissement du bois, et en diminue le volume « Irès-considérahlcment ; peut-être même ne serait-il pas impossible, en « retranchant beaucoup la nourriture, de supprimer entièrement cette produc-

a. Extrait de deux lettres de M. Collinson à M. de Buffon, ea date des 30 décembre 1764 et 6 février 1705.

b. Ilist. nat. de la Norwége , par Poatoppidan. Journal étranger, juin 1736.

c. Note communiquée par M. le vicomte de Querlioënt, à M. de Buffon.

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