‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 323 sur 392 · Voyez la note de la page 537 du IR volume · texte numérisé non relu

Voyez la note de la page 537 du IR volume

ADDITIONS

« mâles et femelles, le nom de biches. La première espèce, appelée biche <( des bois ou biche roiige^, se tient toujours dans les bois fourrés pour être « moins tourmentée des maringouins. Cette biche est plus grande et plus « grosse que l’autre espèce qu’on appelle biche des palétuviers, qui est la « plus petite des quatre, et néanmoins elle n’est pas si grosse que la biche « appelée biehe de barallou"- , qui fait la seconde espèce et qui est de la même c( couleur que la biche des bois. Quand les mâles sont vieux, leurs bois ne c( forment qu’une branche de médiocre grandeur et grosseur, et en tout « temps ces bois n’ont guère que quatre ou cinq pouces de hauteur. Ces « biches de barallou sont rares et se battent avec les biches des bois. On « remarque dans ces deux espèces, à la partie latérale de chaque narine, « deux glandes d’une grosseur fort apparente qui répandent une humeur « blanche et fétide.

« La troisième espèce est celle que l’on appelle la biche des savanes^; elle (( a le pelage grisâtre, les jambes plus longues que les précédentes et le « corps plus allongé. Les chasseurs ont assuré à M. de la Borde que cette K biche des savanes n’avait pas de glandes au-dessus des narines comme les c( autres, qu’elle en diffère aussi par le naturel en ce qu’elle est moins saute vage, et même curieuse au point de s’approcher des hommes qu’elle « aperçoit.

« La quatrième est celle des palétuviers'*^, plus petite et plus commune « que les trois autres; ces petites biches ne sont point du tout farouches; « leur bois est plus long que celui des autres et plus branchu, portant plu- « sieurs andouillers. On les appelle biches des palétuviers, parce qu’elles « habitent les savanes noyées et les terrains couverts de palétuviers.

« Ces animaux sont friands de manioc et en détruisent souvent les planée tâtions; leur chair est fort tendre et d’un très-bon goût; les vieux se mariée gent comme les jeunes et sont d’un goût supérieur à celui des cerfs ee d’Europe. Elles s’apprivoisent aisément; on en voit dans les rues de ce Cayenne, qui sortent de la ville et vont partout sans que rien les épou- « vante. Il y a même des femelles qui vont dans les bois chercher des « mâles sauvages et qui reviennent ensuite avec leurs petits.

cc Le cariacou** est plus petit; son poil est gris, tirant sur le blanc; ses (( bois sont droits et pointus. Il est plutôt de la race des chevreuils que de « celle des cerfs; il ne fréquente pas les endroits habités; on n’en voit pas « aux environs de la ville de Cayenne, mais il est fort commun dans les

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