‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 366 sur 392 · DU MOUFLON ET DES BBEBIS ÉTRANGÈRES · texte numérisé non relu

DU MOUFLON ET DES BBEBIS ÉTRANGÈRES

Nous donnons * les figures d’un bélier et d’une brebis dont le dessin m’a été envoyé par feu M. Collinson, de la Société royale de Londres, sous les noms de valachicm ram et valachian eve, c’est-à-dire bélier et brebis de Valacbie. Comme cet habile naturaliste est décédé peu de temps après, je n’ai pu savoir si cette race de brebis, dont les cornes sont d’une forme assez différente de celle des autres , est commune en Yalachie , ou si ce ne sont que deux individus qui se sont trouvés par hasard différer de l’espèce commune des béliers et des brebis de ce même pays.

Nous donnons aussi la figure d’un bélier^ que l’on montrait à la foire Saint-Germain, en 1774, sous le nom de bélier du cap de Bonne Espérance; ce même bélier avait été présenté au public l’année précédente sous le nom de bélier du Mogol à grosse queue; mais nous avons su qu’il avait été acheté à Tunis, et nous avons jugé que c’était en effet un bélier de Barbarie qui ne diffère de celui dont nous avons donné la figure ( tome XI pl. XXXIII que parla queue qui estbeaucoup plus courte, et en même temps plus plate et plus large à la partie supérieure. La tête est aussi proportionnellement plus grosse et tient de celle du bélier des Indes; le corps est bien couvert de laine et les jambes sont courtes, même en comparaison de nos moutons; les cornes sont aussi de forme et de grandeur un peu différentes de celles du mouton de Barbarie : nous l’avons nommé bélier de Tunis pour le distinguer de l’autre, mais nous sommes persuadés que tous deux sont du même pays de la Barbarie et de races très-voisines “.

a. Le bélier de Tunis diffère de ceux de notre pays , non-seulement par sa grosse et large queue, mais encore par ses proportions ; il est plus bas de jambes, et sa tète parait forte et plus arquée que celle de nos béliers; sa lèvre inférieure descend en pointe au bout de la mâchoire et fait le bec-de-lièvre. Ses cornes qui font la volute, vont en arrière, elles ont six pouces mesurées en ligne droite , et dix pouces une ligne de circonvolution , sur deux pouces deux lignes de grosseur à l’origine ; elles sont blanches et annelées de rides comme dans les autres béliers.

1. Volume III des Suppléments de l’édition in-4° de l’imprimerie royale, pl. vu et vm.

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