Ibid., planche ix
£. Édition in-4» de l’Imprimerie royale.
ADDITIONS
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Enfin nous donnons aussi la figure d’un bélier • que l’on montrait de même à la foire Saint-Germain en 1774, sous le nom de morvant de la Chine. Ce bélier est singulier, en ce qu’il porte sur le cou une espèce de crinière, | et qu’il a sur le poitrail et sous le cou de très-grands poils qui pendent et' forment une espèce de longue cravate mêlée de poils roux et de poils gris, longs d’environ dix pouces, et rudes au toucher. Il porte sur le cou une crinière de poils droits, assez peu épaisse, mais qui s’étend jusque sur le milieu du dos. Ces poils sont de la même couleur et consistance que ceux de la cravate : seulement ils sont plus courts , et mêlés de poils bruns et noirs. La laine dont le corps est couvert est un peu frisée et douce au toucher à son extrémité, mais elle est droite et rude dans la partie qui avoisine la peau de l’animal; en général, elle est longue d’environ trois pouces, et d’un jaune clair; les jambes sont d’un roux foncé, la tête est îachetée de teintes plus ou moins fauves ; la queue est fauve et blanche en plus grande partie, et pour la forme elle ressemble assez à la queue d’une vache, étant bien fournie de poil vers l’extrémité. Ce bélier est plus bas de jambes que les autres béliers auxquels on pourrait le comparer, c’est à celui des Indes qu'il ressemble plus qu’à aucun autre. Son ventre est fort gros, et n’est élevé de terre que de quatorze pouces neuf lignes. M, de Sève, qui a donné la description de cet animal, ajoute que la grosseur de son ventre le faisait prendre pour une brebis pleine. Les cornes sont à peu près comme celles de nos béliers, mais les sabots des pieds ne sont point élevés, et sont plus longs que ceux du bélier des Indes.
Nous avonsdit^, et nous le répétons ici, que le mouflon est la tige unique et primordiale de toutes les autres brebis, et qu’il est d’une nature assez robuste pour subsister dans les climats froids, tempérés et chauds ; son poil est seulement plus ou moins épais, plus ou moins long, suivant les différents climats. Les béliers sauvages duKamtschatka, ditM. Steller, ont l’alfure de la chèvre et le poil du renne. Leurs cornes sont si grandes et si
Les cornes, qui passent par-dessus les oreilles, les rendent pendantes; elles sont larges et finissent en pointe. Cet animal domestique est fort laineux, surtout sur le ventre, les cuisses, le cou et la queue. Sa laine a plus de six pouces de long en bien des endroits ; elle est blanche en général, à l’exception qu’il y a du fauve foncé sur les oreilles , et que la plus grande partie de la tète et les pieds sont aussi d’un fauve foncé tirant sur le brun : ce que ce bélier a de singulier, c’est la queue qui lui couvre tout le derrière ; elle a onze pouces de large , sur treize pouces neuf lignes de long; son épaisseur est de trois pouces onze lignes; cette partie charnue est ronde et finit en pointe (par une petite vertèbre qui a quatre pouces trois lignes de longueur) en passant sous le ventre , entre les jambes ou tombant tout droit. Pour lors le fioc de laine du bout de la queue semble toucher à terre : cette queue est comme méplate dessus comme dessous, s’enfonce dans le mUieu et y forme comme une faible gouttière; le dessus de cette queue et la plus grande partie de son épaisseur sont couverts de grande laine blanche , mais le dessous de cette même queue est sans poil et d’une chair fraîche; de sorte que quand on lève cette queue on croirait voir une partie des fesses d’un enfant.
î. Ihid. , jdanche x.