Voyez la nomenclature ci-dessus
2. « L’Asie produit encore une espèce de bœuf différente de V aurochs, du bœuf commun, « du buffle et de Varni : c’est le yack, bœuf grognant , ou bœuf à queue de cheval du Thibet,
<( ( bos grunniens Pall. ) , connu dès le temps des anciens puisque Élien en donne une indica- « üon bien déterminée (lib. xv, cap. xiv), et observé depuis lors et passablement décrit pai « les voyageurs du moyen âge (Marco-Polo, Rubruquis, etc.). Malgré ce qu’en ont dit plu- O sieurs modernes et même de grands naturalistes , tels que Jean George Gmelin et Pallas , « cette espèce était encore si peu connue que l’on doutait si elle devait être rapprochée du bœuf
« ou du buffle Une tète, qui m’a été envoyée depuis peu, me porte à regarder le yack
« comme une espèce particulière , différente de V aurochs , du bœuf et du buffle , mais plus « voisine des deux premières que de la troisième... » (Cuvier : Rech, sur les oss. foss., t. IV, page 129 et 131. )
* Voyez la nomenclature de la page 246 du IID volume.
ADDITIONS
très-honnête et très-judicieuse de quelques méprises qui m’étaient échappées, et dont je m’empresse de lui témoigner toute ma reconnaissance en mettant sous les yeux du public ses savantes remarques , qui répandront plus de lumières que je n’avais pu le faire sur l’histoire naturelle de cet animal utile.
J’ai dit ‘ que, « quoique le buffle soit aujourd’hui commun en Grèce et « domestique en Italie, il n’était connu ni des Grecs^ ni des Romains, et « qu’il n’a jamais eu de nom dans la langue de ces peuples; que le mot « même de buffle indique une origine étrangère et n’a de racine ni dans la
« langue grecque ni dans la latine; que c’est mal à propos que les
« modernes lui ont appliqué le nom de huhcdus, qui, en grec et en latin, « indique à la vérité un animal d’Afrique, mais très-différent du buffle, « comme il est aisé de le démontrer par les passages des auteurs anciens; « qu’enfin, si l’on voulait rapporter le bubalus à un genre, il appartiendrait « plutôt à celui des chèvres ou gazelles qu’à celui du bœuf ou du buffle. »
Monsignor Gaëtani observe «que Robert Étienne, dans le Thésaurus « lingiiæ latinœ, fait mention de deux mots qui viennent du grec, par les- « quels on voit que les bœufs, sous le genre desquels les buffles sont com- « pris, étaient nommés d’un nom presque semblable au nom italien buphalo : « bupharus dicitur terra quœ arari facile potest; mm Pharos aralio est, « sed et boots epitheton. Le même Étienne dit que le moi bupharus était « l’épithèto que l’on donnait à Hercule, parce qu’il mangeait des bœufs « entiers. Tout le monde connaît la célèbre fête des Athéniens , appelée « buphonia, qui se célébrait après les mystères en immolant un bœuf, dont « le sacrifice mettait tellement tin atout carnage, que l’on condamnait « jusqu’au couteau qui avait donné la mort au bœuf immolé. Personne « n’ignore que les Grecs changeaient la lettre n en /, comme le mot grec « nabu en labu. Hérodote se sert du mot labunisus que Bérose dit nabunisus, « comme nous l’enseignent Scaliger, De emendatione temporim, cap. vi,et « les fragments de Bérose. De même la parole grecque mneymon se chan- « geait en mleymon; on peut consulter là-dessus Pitiscus, Lexicon, litt. n; « d’où il faut conclure que le mot buphonia pouvait s’écrire et se prononcer « en grec bupholia. Pitiscus, Lexicon antiquit. Rom., litt. /, dit : les « Romains employèrent souvent la lettre l en place de l’r, à cause de la