‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 301 sur 495 · ET BLANC · texte numérisé non relu

ET BLANC

Tout ce qu’on nous apprend de cet oiseau , c’est qu’il se trouve au cap de Bonne-Espérance , et qu’il porte sa queue épanouie en manière d’éventail j c’est une espèce nouvelle.

Il a toute la partie supérieure, depuis la base du bec jusqu’au bout de la queue, d’un vert doré changeant , très-riche, et dont l’uniformité est égayée sur la tête par cinq bandes blanches, une au milieu du synciput, deux autres au-dessus des yeux en forme de sourcils qui se prolongent en arrière; enfin, deux autres plus étroites et plus courtes au-dessous des yeux; il a en outre la plupart des couvertures supérieures et des pennes moyennes des ailes, toutes les pennes de la queue, et ses deux plus grandes couvertures supérieures, terminées de blanc; les deux paires les plus extérieures des pennes de la queue et la plus extérieure des ailes, mouchetées de blanc sur leur côté extérieur; la gorge blanche , ainsi que tout le dessous du corps, à l’exception de quelques raies vertes sur les flancs et les manchettes qui, du bas de la jambe, tombent sur le tarse; le bec vert brun, et les pieds gris.

Ce coucou est à peu près de la grosseur d’une grive. Longueur totale environ sept pouces; bec, sept à huit lignes; tarse de même, garni de plumes blanches jusque vers le milieu de sa longueur; queue , trois pouces quelques lignes, composée de dix pennes étagées, et qui , dans leur état naturel, sont divergentes: dépasse de quinze lignes seulement les ailes, qui sont fort longues à proportion.

a. Voyez les planclies enluminées, n» 657, où cet oiseau est représenté sous le nom de Coucou vert du cap de Bonne-Espérance.

* Ciiculus auratus (Linn.) . — Genre coucous proprement dits et sous-genre id. (Cuv.).

OISEAUX DU VIEUX CONTINENT

XVIIL"-le coucou a longs brins.

Tout est vert et d’un vert obscur dans cet oiseau , la tête, le corps, les ailes et la queue ; cependant la nature ne l’a point négligé, elle semble au contraire avoir pris plaisir à le décorer par un luxe de plumes qui n’est

point ordinaire : indépendamment d’une huppe dont elle a orné sa tête,

elle lui a donné une queue d’une forme remarquable; la paire des pennes extérieures est plus longue que toutes les autres de près de six pouces , et ces deux pennes ou plutôt ces deux brins , n’ont de barbes que vers leur extrémité, sur une longueur d’environ trois pouces ; ce sont ces deux longs brins qui ont autorisé M. Linnæus à appliquer à cet oiseau le nom de coucou de Paradis ; par la même raison on aurait pu lui appliquer et aux deux suivants la dénomination générique de coucou-veuve ; il a l’iris d’un beau bleu ; le bec noirâtre et les pieds gris : on le trouve à Siam , où

M. Poivre l’a observé vivant; sa taille est à peu près celle du geai.

Longueur totale, dix-sept pouces; bec, quatorze lignes; tarse, dix; queue, dix pouces neuf lignes, plutôt fourchue qu’étagée : dépasse les ailes d’environ neuf pouces.

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