V. — LE coucou CORNU OU l’ATINGACU DU BRÉSIL
La singularité de ce coucou du Brésil est d’avoir sur la tête de longues plumes qu’il peut relever quand il veut, et dont il sait se faire une double huppe : delà le nom de coucou cornu que lui a donné M. Brisson; il a la tête grosse et le cou court, comme c’est l’ordinaire dans ce genre d’oiseaux; tout le dessus de la tête et du corps de couleur de suie , les ailes aussi, et même la queue, mais celle-ci d’une teinte plus sombre , et ses pennes ont à leur extrémité une tache de blanc roussâtre ombré de noir, qui finit par le blanc pur ; la gorge est cendrée, ainsi que tout le dessous du corps; l’iris est d’un rouge de sang, le bec d’un vert jaunâtre, et les pieds cendrés.
Cet oiseau est encore remarquable par la longueur de sa queue ; car, quoiqu’il ne soit pas plus gros qu’une litorne ou grosse grive, et que son corps n’ait que trois pouces de long, sa queue en a neuf; elle est composée de dix pennes étagées, les intermédiaires superposées aux latérales; le bec est un peu crochu parle bout; les tarses sont un peu courts et couverts de plumes par devante