‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 312 sur 495 · VI. — LE COUCOU BRUN VARIÉ DE ROUX · texte numérisé non relu

VI. — LE COUCOU BRUN VARIÉ DE ROUX

Ce coucou de Cayenne a le dessus du corps varié de brun et de différentes nuances de roux ; la gorge, d’un roux clair varié de brun ; le reste

a. Atingacu camucu Brasiliensihus. Marcgrave, Hist. avium, cap. xiv, p. 216. — Jonston, Aves, p. 148. — Ray, Synops. avium, append., p. 16S ; en brasilien , attinga guacumucu. — Willughby, Ornithol., p. 146, cap. xx. — « Cuculus cristatus, supernè fuligineus, infernè « cinereus, cristà bifurcâ; rectricibus saturatè fuligineis, apice albis... » Coucou cornu du Brésil. Brisson, t. IV, p. 143. — « Cuculus cornutus, caudà cuneiformi, capite cristà bifidà , « corpore fuliginoso... » Linnæus, Syst. nat., édit. XIII , p. 171, sp. 21. — Ornithol. ital., p. 84 , sp. XXXII.

h. Marcgrave dit que les doigts de cet oiseau sont disposés de la manière la plus ordinaire ; mais la figure les présente deux en avant et deux en arrière.

c. Voyez les planches enluminées, n<> 812, où cet oiseau est représenté sous le nom de Coucou tacheté de Cayenne.

d. « Cuculus supernè, saturatè fuscus, ad viride non niliil inclinans , rufo et rufescente varie- « gatus; infernè albo-rufescens ; collo inferiore rufescente, lineis transversis ad fuscum ver- « gentibas varie; rectricibus griseo-fuscis ad margines, et apice rufescentibus... » Coucou,

Cuculus cornutus (Latb., Gmel.). — «M. Vieillot place cet oiseau dans son genre Coulicou. » (Desmarets.)

** Cuculus nœvius (Gmel. ). — Genre Coucous, sous-genre Couas (Cuv.).

du. dessous du corps d’un blanc roussàlre, qui prend une teinte de roux clair décidé sur les couvertures inférieures de la queue ; les pennes de celle-ci et des ailes brunes, bordées de roux clair, avec un œil verdâtre, principalement sur les pennes latérales de la queue ; le bec noir dessus, roux sur les côtés, roussâtre dessous, et les pieds cendrés. On remarque comme une singularité que quelques-unes des couvertures supérieures de la queue s’étendent presque jusqu’aux deux tiers de sa longueur : on compare cet oiseau, pour la taille, au mauvis.

Longueur totale, dix pouces deux tiers ; bec, neuf lignes; tarse, quatorze lignes; vol, un pied et plus; queue, environ six pouces, composée de dix pennes étagées : dépasse les ailes de quatre pouces.

Le coucou, appelé à Cayenne oiseau des barrières est à peu près de la taille du précédent, et en approche beaucoup pour le plumage : en général il a un peu moins de roux, c’est le gris qui en tient la place, et les pennes latérales de la queue sont terminées de blanc; la gorge est gris clair, et le dessous du corps blanc : ajoutez qu’il a la queue un peu plus longue ; mais, malgré ces petites différences, il est difficile de ne pas le rapporter comme variété à l’espèce précédente : peut-etre meme est-ce une variété de sexe.

Son nom d’oiseau des barrières vient de ce qu’on le voit souvent perché sur les palissades des plantations; lorsqu’il est ainsi perche il remue continuellement la queue.

Ces oiseaux, sans être fort sauvages, ne se réunissent point en troupes, quoiqu’il s’en trouve plusieurs a la fois dans le meme canton; ils ne fiequentent guère les grands bois : on ^assure qu’ils sont plus communs que les coucous piayes, tant à Cayenne qu’à la Guiane.

VIL — LE CENDRILLARD. ^ *

Je l’appelle ainsi parce que le gris cendré est la couleur dominante de son plumage, plus foncée dessus, jusques et compris les quatre pennes

tacheté de Cayenne. Brisson , t. IV, p. 127. - « Guculus iiævius , caudà cuneiformi , corpore « fusco, fernigiaeoque, jugulo strigis fnscis, rectricibas apice rufescentibus... » Linnæiis, Syst. nat., édit. XIII , p. 170 , sp. 9. — Cucule brizzolato di Cayenna. Ornithol. ital., p. 84 , sp. XXIV.

a. C’est M. de Soimini qui m’a donué cette variété.

b. Cuculus Americanus totus cinereus. Barrère, Specim. novum, p. 60 , class. 3 , geu. 33 , sp. 4. — « Cuculus supernè griseo-fuscus , iiifemè cinereo-albus ; remigibus rufis, griseo-fusco «êxteriùs admixto, apice griseo-fuscis, rectricibus tribus utrimque extimis nigricantibus, « apice albis, extimâ exteriùs albâ... » Coucou de Saint-Domingue. Brisson, t. IV, p. 110. — « Cuculus Dominicus, caudà cuneiformi, corpore griseo-fusco, subtus ex albido, etc... » Linnæus, Syst. nat., édit. XIII , p. 170, sp. 13.

» C’est la femelle du vieillard aux ailes rousses {Cuculus americanus). — Voyez la nomenclature de la page 330.

yUl ONT RAPPORT AU COUCOU.

intermédiaires de la queue ; plus claire dessous, et mêlée de plus ou moins de roux sur les pennes des ailes; les trois paires de pennes latérales de la queue sont noirâtres, terminées de blanc, et la paire la plus extérieure est bordée de cette même couleur blanche ; le bec et les pieds sont encore gris brun. Cet oiseau se trouve à la Louisiane et à Saint-Domingue, sans doute en des saisons différentes : on le dit à peu près de la taille de la petite grive appelée mauvis.

J’ai vu dans le Cabinet de ]\r. Mauduit une variété sous le nom de petit coucou gris, laquelle ne différait du cendrillard qu’en ce qu’elle avait tout le dessous blanc, qu’elle était un peu plus grosse, et qu’elle avait le bec moins long.

Longueur totale, de dix et demi à onze pouces ; bec, quatorze ou quinze lignes, les deux pièces recourbées en en-bas ; tarse, un pouce; vol, quinze pouces et demi; queue, cinq pouces un tiers, composée de dix pennes étagées ; dépasse les ailes de deux pouces et demi à trois pouces.

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