‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 364 sur 495 · Selon, ibîd · texte numérisé non relu

Selon, ibîd

c. Je connais un portail d’église et un clocher dont les martinets sont en possession de temps

^gg LE MARTINET NOIR.

quelquefois des nids des moineaux ; mais quand, à leur retour, ils trouvent les moineaux en possession du leur, ils viennent à bout de se le faire rendre sans beaucoup de bruit.

Les martinets sont de tous les oiseaux de passage ceux qui, dans no re pays, arrivent les derniers et s’en vont les premiers ; d’ordinaire ils commencent à paraître sur la fin d’avril ou au commencement de mai, et ils nous quittent avant la fin de juillet- leur marche est moins regulieie que celle des autres hirondelles et paraît plus subordonnée aux variations de la température. On en voit quelquefois en Bourgogne dès le 20 avril , mais ces premiers venus sont des passagers qui vont plus loin; les domicilies ne reviennent guère prendre possession de leur nid avant les premiers jours de mai'’; leur retour s’annonce par de grands cris; ils entrent assez rarement deux en même temps dans le même trou, et ce n’est pas sans avoir beaucoup voltigé auparavant; plus rarement, ces deux sont suivis d un

troisième, mais ce dernier ne s y fixe jamais. . ,

J’ai fait enlever en différents temps et en différents endroits dix ou douze nids de martinets; j’ai trouvé dans tous à peu près les mêmes matériaux et des matériaux de toute espèce : de la paille avec l’épi , de l’herbe seche de la mousse, du chanvre, des bouts de ficelle, de fil et de soie, un bout de queue d’hermine, de petits morceaux de gaze, de mousseline et autres étoffes légères, des plumes d’oiseaux domestiques, de perdrix, de perroquets, du charbon, en un mot tout ce qui peut se trouver dans les balayures des villes ; mais comment des oiseaux qui ne se posent jamais à terre viennent-ils à bout d’amasser tout cela? Un observateur célèbre soupçonne qu’ils enlèvent ces matériaux divers en rasant la surface du terrain, de même qu’ils boivent en rasant la surface de l’eau. Frisch croit qu ils saisissent dans l’air ceux qui sont portés jusqu’à eux par quelque coup de vent ; mais on sent bien qu’ils ne peuvent se procurer que fort peu de chose de cette dernière façon, et que si la première était la véritable, elle ne pourrait etre ignorée dans les villes où ils sont domiciliés : or, après des informations exactes, je n’ai trouvé qu’une seule personne digne de foi qui crut avoir vu les martinets (ce sont ses expressions) occupés à cette récolte, d ou je conclus que cette récolte n’a point lieu. Je trouve beaucoup plus vraisemblable ce que m’ont dit quelques gens simples, témoins oculaires, qu ils avaient vu

immémorial : M. Hébert, à qui je dois beaucoup de bonnes

de ses fenêtres un trou de muraille au haut d’un pignon eleve ou ils r g

depuis treize années ; il semble que les père et mère le transmettent a leurs en a .

a On m’assure qu’ils n’arrivent qu’en mai sur le lac de Geneve, u 'l vers la fin de juillet ou au commencement d’août; et lorsqu’il fait bien beau et bien chaud, des

6.^ Cernée 1779 , quoique le printemps ait été singulièrement beau, ils le canton que j’habite que le 1er mai, et ne sont revenus que le 9 aux enlever les nids. A Dijon, on en a vu dès le 19 avril, mais les domicilies ne sonÆ venus prendre

l'iossession de leurs trous que du l®r au 4 de mai.

fort souvent les martinets soiTir des nids d’hirondelles et de moineaux, emportant des matériaux dans leurs petites serres, et ce qui augmente la probabilité de cette observation, c’est que 1" les nids des martinets sont composés des mêmes choses que ceux des moineaux j 2“ c’est que l’on sait d’ailleurs que les martinets entrent quelquefois dans les nids des petits oiseaux pour manger les œufs, d’où l’on peut juger qu’ils ne se font pas faute de piller le nid quand ils ont besoin de matériaux. A l’égard de la mousse, qu’ils emploient en assez grande quantité, il est possible qu’ils la prennent avec leurs petites serres, qui sont très-fortes, sur le tronc des arbres où ils savent fort bien s’accrocher, d’autant plus qu’ils nichent aussi, comme on sait, dans les arbres creux.

De sept nids trouvés sous le cintre d’un portail d’église, à quinze pieds du sol , il n’y en avait que (rois qui eussent la forme régulière d’un nid en coupe et dont les matériaux fussent plus ou moins entrelacés ; ils l’étaient plus régulièrement qu’ils ne le sont communément dans les nids des moineaux ; ceux des martinets contenaient plus de mousse et moins de plumes, et en général ils sont moins volumineux ®.

Peu de temps après que les martinets ont pris possession d’un nid, il en sort continuellement pendant plusieurs jours et quelquefois la nuit des cris plaintifs ; dans certains moments, on croit distinguer deux voix : est-ce une expression de plaisir commune au mâle et à la femelle? est-ce un chant d’amour par lequel la femelle invite le mâle à venir remplir les vues de la nature ? Celte dernière conjecture semble être la mieux fondée, d’autant plus que le cri du mâle en amour, lorsqu’il poursuit sa femelle dans l’air, est moins traînant et plus doux. On ignore si cette femelle s’apparie avec un seul mâle, ou si elle en reçoit plusieurs; tout ce qu’on sait, c’est que dans celte circonstance on voit assez souvent trois ou quatre martinets voltiger autour du trou et même étendre leurs griffes comme pour s’accrocher à la muraille; mais ce pourrait être les jeunes de l’année précédente qui reconnaissent le lieu de leur naissance. Ces petits problèmes sont d’autant plus difficiles à résoudre que les femelles ont à peu près le même plumage que les mâles et qu’on a rarement l’occasion de suivre et d’observer de près leurs allures.

Ces oiseaux, pendant leur court séjour dans notre pays, n’ont que le temps de faire une seule ponte ; elle est communément de cinq œufs blancs, pointus, de forme très-allongée; j’en ai vu le 28 mai qui n’étaient pas encore éclos. Lorsque les petits ont percé la coque, bien différents des petits des autres hirondelles, ils sont presque muets et ne demandent rien;

a. Le mieux formé de tous pesait deux onces un gros et demi; les sept ensemble treize onces et demie, et les plus gros cinq à six fois plus que les plus petits; quelques-uns avaient un enduit de fiente , et il est difficile que cela ne soit pas ainsi, vu la situation de ces nids dans des trous plus ou moins profonds.

heureusement leurs père et mère entendent le cri de la nature et leur donnent tout ce qu’il leur faut : ils ne leur portent à manger que deux ou trois fois par jour, mais à chaque fois ils reviennent au nid avec une ample provision, ayant leur large gosier rempli de mouches, de papillons, de scarabées, qui s’y prennent comme dans une nasse, mais une nasse mobile qui s’avance à leur rencontre et les engloutit ils vivent aussi d’araignées qu’ils trouvent dans leurs trous et aux environs ; leur bec a si peu de force qu’ils ne peuvent s’en servir pour briser cette faible proie, ni même pour la serrer et l’assujettir.

Yers le milieu de juin, les petits commencent à voler et quittent bientôt le nid, après quoi les père et mere ne paraissent plus s occuper d eux. Les uns et les autres ont une quantité de vermine ^ qui ne paraît pas les incommoder beaucoup.

Ces oiseaux sont bons à manger, comme tous les autres de la même famille, lorsqu’ils sont gras; les jeunes surtout, pris au nid, passent en Savoie et dans le Piémont pour un morceau délicat. Les vieux sont difficiles à tirer, à cause de leur vol également élevé et rapide; mais comme, par un effet de cette rapidité même, ils ne peuvent aisément se détourner de leur route, on en tire parti pour les tuer, non-seulement à coups de fusil, mais à coups de baguette ; toute la difficulté est de se mettre a portée d’eux et sur leur passage en montant dans un clocher, sur un bastion, etc.: après quoi il ne s’agit plus que de les attendre et de leur porter le coup lorsqu’on les voit venir directement à soi % ou bien lorsqu’ils sortent de leur trou. Dans l’île de Zanthe, les enfants les prennent à la ligne; ils se mettent aux fenêtres d’une tour élevée et se servent pour toute amorce d’une plume que ces oiseaux veulent saisir pour porter a leur nid . une seide personne en prend de cette maniéré cinq ou six douzaines par jour . On en voit beaucoup sur les ports de mer : c’est là qu on peut les ajuster plus à son aise et que les bons tireurs en démontent toujours quelquesuns.

Les martinets craignent la chaleur, et c’est par cette raison qu ils passent le milieu du jour dans leur nid, dans les fentes de muraille ou de rochers, entre l’entablement et les derniers rangs de tuiles d’un bâtiment élevé; et le matin et le soir ils vont a la provision ou voltigent sans but et par le

a. Le seul martinet qu’ait pu tuer M. Hébert , avait une quantité d insectes ailés dans son gosier. Cet oiseau les prend, selon M. Frisch, en fondant dessus avec impétuosité, le bec ouvert

de toute sa largeur. ^

b. M. Frisch dit que c’est le ricinus alatus, le même qui tourmente les chevaux, et que 1 on trouve aussi dans le nid des autres hirondelles.

c. On en tue beaucoup de cette manière dans la petite ville que j’habite, surtout de ceux qui nichent sous le cintre du portail dont j’ai parlé.

d. Peut-être aussi prennent-ils cette plume pour un insecte : ils ont la vue bonne , mais en allant vite on ne distingue pas toirjours bien.

e. Voyez Belon, Nat. des oiseaux, p. 377.

seul besoin d’exercer leurs ailes : ils rentrent le matin sur les dix heures lorsque le soleil paraît, et le soir une demi-heure après le coucher de cet astre 5 ils vont presque toujours en troupes plus ou moins nombreuses, tantôt décrivant sans fin des cercles dans des cercles sans nombre, tantôt suivant à rangs serrés la direction d’une rue, tantôt tournant autour de quelque grand édifice en criant tous à la fois et de toutes leurs forces • souvent ils planent sans remuer les ailes ; puis tout à coup ils les agitent d un mouvement fréquent et précipité : on connaît assez leurs allures, mais on ne connaît pas si bien leurs intentions.

Dès les premiers jours de juillet on aperçoit parmi ces oiseaux un mouvement qui annonce le départ ; leur nombre grossit considérablement, et c’est du 10 au 20, par des soirées brûlantes, que se tiennent les grandes assemblées 5 à Dijon, c’est constamment autour des mêmes clochers Ces assemblées sont fort nombreuses, et malgré cela on ne voit pas moins de martinets qu’à l’ordinaire autour des autres édifices : ce sont donc des étrangers qui viennent probablement des pays méridionaux et qui ne font que passer. Après le coucher du soleil ils se divisent par petits pelotons, s’élèvent au haut des airs en poussant de grands cris, et prennent un vol tout autre que leur vol d amusement -, on les entend encore longtemps après qu’on a cessé de les voir, et ils semblent se perdre du côté de la campagne; ils vont sans doute passer la nuit dans les bois, car on sait qu’ils y nichent, qu’ils y chassent aux insectes; que ceux qui se tiennent dans la plaine pendant le jour, et même quelques-uns de ceux qui habitent la ville, s’approchent des arbres sur le soir et y demeurent jusqu’à la nuit. Les martinets, habitants des villes, s’assemblent aussi bientôt après, et tous se mettent en route pour passer dans des climats moins chauds. M. Hebert n’en a guère vu après le 27 juillet; il croit que ces oiseaux voyagent la nuit, qu’ils ne voyagent pas loin, et qu’ils ne traversent pas les mers; ils paraissent en effet trop ennemis de la chaleur pour aller au Sénégal K Plusieurs naturalistes ' prétendent qu’ils s’engourdissent dans leur trou pendant l’hiver ; mais cela ne peut avoir lieu dans nos climats, puisqu’ils s’en vont longtemps avant l’hiver, et même avant la fin des plus grandes chaleurs de l’été. Je puis assurer d’ailleurs que je n’en ai pas trouvé un seul dans les nids que j’ai fait enlever vers le milieu d avril, douze ou quinze jours avant leur première apparition.

Indépendamment des migrations périodiques et régulières de ces oiseaux^

«. Ceux de Saint-Philibert et de Saint-Benigne.

6. Ce que dit Aristote de son apode , qu’il parait en Grèce toute l’année, semblerait supposer qu il ne craint pas tant la chaleur ; mais l’apode d'Aristote ne serait-il pas notre hirondelle de rivage? Cette^habitation constante dans un même pays est plus analogue à la nature de cette irondelle quà celle de notre martinet, et celui-ci d’ailleurs, qui craint le chaud et l’évite tant qu il peut , s’accommoderait difficilement des étés de la Grèce, c. Klein, Heerkens, M. Herman, etc.

472 le martinet NOIR.

on en voit quelquefois en automne des volées nombreuses qui ont ete détournées de leur route par quelques cas fortuits : telle était la troupe que M. Hébert a vue paraître tout à coup en Brie vers le commencement de novembre ; elle prit un peuplier pour le centre de ses mouvements; elle tourna longtemps autour de cet arbre et finit par s’éparpiller, s elever fort haut et disparaître avec le jour pour ne plus revenir. M. Hebert en a vu encore une autre volée sur la fin de septembre aux environs de Nantua, ou on n’en voit pas ordinairement; dans ces deux troupes égarées, il a remarqué que plusieurs des oiseaux qui les composaient avaient un cri different des cris connus des martinets, soit qu’ils aient une autre voix pendant l’hiver, soit que ce fût celle des jeunes ou celle d’une autre race de cette meme

famille, dont je vais parler dans un moment.

En général le martinet n’a point de ramage ; il n’a qu’un cri ou plutôt un sifflement aigu dont les inflexions sont peu variées, et il ne le fait guère entendre qu’en volant : dans son trou, c’est-à-dire dans son repos, il est tout à fait silencieux; il craindrait, ce semble, en élevant la voix de se dece- 1er ; on doit cependant excepter, comme on a vu, le temps de ramour; dans toute autre circonstance son nid est bien différent de ces nids babi lards dont parle le poète

Des oiseaux dont le vol est si rapide ne peuvent manquer d avoir ta vue perçante, et ils sont en effet une confirmation du principe général établi ci-devant dans le Discours sur la nature des oiseaux ; mais tout a ses bornes, et je doute qu’ils puissent apercevoir une mouche à la distance d’un demi-quart de lieue, comme dit Belon, c’est-à-dire de vingt-huit mille fois le diamètre de cette mouche, en lui supposant neuf lignes d’envergure ; distance neuf fois plus grande que celle où l’homme qui aurait la meilleure vue pourrait l’apercevoir Les martinets ne sont pas seulement répandus dans toute l’Europe, M. le vicomte de Querlioênt en a vu au cap de Bonne- Espérance, et je ne doute pas qu’ils ne se trouvent aussi en Asie et meme dans le nouveau continent.

Si l’on réfléchit un moment sur ce singulier oiseau , on reconnaîtra qu il a une existence en effet bien singulière et toute partagée entre les extrêmes opposés du mouvement et du repos; on jugera que privé, tant qu’il vole (et il vole longtemps), des sensations du tact, ce sens fondamental, il ne les retrouve que dans son trou ; que là elles lui procurent dans le recueillement des jouissances préparées, comme toutes les autres, par 1 alternative ’ des privations, et dont ne peuvent bien juger des êtres en qui ces mêmes sensations sont nécessairement émoussées par leur continuité . enfin, 1 on

j). Pabula parva legens, nidisgiie loquacibus esoas.

Virgile.

c. on^t^qu’m Objet disparait à nos yeux lorsqu’il est à la distance de trois mille quatre ^ cent trente-six fois son diamètre.

Pjj'kr Tmp J.(

verra qje son caractère est un mélange assez naturel de défiance et d’étourderie: sa défiance se marque par toutes les précautions qu’il prend pour cacher sa retraite, dans laquelle il se trouve réduit à l’état de reptile, sans défense, exposé à toutes les insultes ; il y entre furtivement, il y reste longtemps, il en sort à l’improviste, il y élève ses petits dans le silence; mais lorsque, ayant pris son essor, il a le sentiment actuel de sa force ou plutôt de sa vitesse, la conscience de sa supériorité sur les autres habitants de l’air, c’est alors qu’il devient étourdi, téméraire; il ne craint plus rien, parce qu’il se croit en état d’échapper à tous les dangers, et souvent, comme on l’a vu, il succombe à ceux qu’il aurait évités facilement s’il eût voulu s’en apercevoir ou s’en défier.

Le martinet noir est plus gros que nos autres hirondelles, et pèse dix à douze gros; il a l’œil enfoncé, la gorge d’un blanc cendré, le reste du plumage noirâtre avec des reflets verts; la teinte du dos et des couvertures inférieures de la queue plus foncée ; celles-ci vont jusqu’au bout des deux pennes intermédiaires; le bec est noir, les pieds de couleur de chair rembrunie ; le devant et le côté intérieur du tarse sont couverts de petites plumes noirâtres.

Longueur totale, sept pouces trois quarts; bec, huit à neuf lignes; langue, trois lignes et demie, fourchue; narines de la forme d’une oreille humaine allongée, la convexité en dedans, leur axe incliné à l’arête du bec supérieur ; les deux paupières nues, mobiles, se rencontrent en se fermant vers le milieu du globe de l’œil ; tarse, près de cinq lignes; les quatre doigts tournés en avant®, et composés chacun de deux phalanges seulement ‘ (conformation singulière et propre aux martinets) ; vol, environ quinze pouces; queue, près de trois pouces, composée de douze pennes inégales*, fourchue de plus d’un pouce; dépassée de huit à dix lignes par les ailes, qui ont dixhuit pennes, et représentent assez bien, étant pliée.s, une lame de faux.

Œsophage, deux pouces et demi , forme vers le bas une petite poche glanduleuse; gésier musculeux à sa circonférence, doublé d’une membrane ridée, non adhérente, contenait des débris d’insectes et pas une petite pierre ; une vésicule de fiel ; point de cæcum; tube intestinal, du gésier à l’anus, sept pouces et demi ; ovaire garni d’œufs d’inégale grosseur ( le 20 mai).

Ayant eu depuis peu l’occasion de comparer plusieurs individus mâles et femelles, j’ai reconnu que le mâle pèse davantage; que ses pieds sont plus forts; que la plaque blanche de sa gorge a plus d’étendue, et que presque toutes les plumes blanches qui la composent ont la côte noire.

а. Comment donc a-t-onpu donner pour caractère du genre auquel on a rapporté ces oiseau.'c, d avoir trois doigts tournés en avant et un en arrière?

б. Je ne sais pourquoi Willuglrby ne lui en donne que dix; peut-être confond-il cette espèce avec la suivante.

I . M. Cuvier dit trois, et avec raison. J’ai vérifié le fait.

47i LE MARTINET NOIR.

L’insecte parasite de ces oiseaux est une espèce de pou de forme oblongue, de couleur orangée, mais de différentes teintes, ayant deux antennes filiformes ; la tête plate, presque triangulaire, et le corps composé de neuf anneaux, hérissés de quelques poils rares.

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