LE CALAO DE MALABAR
CINQUIÈME ESPÈCE
Cet oiseau a été apporté de Pondichéry ; il a vécu à Paris pendant tout l’été 1777, dans le jardin de l’hôtel de madame la marquise de Pons, qui a eu la bonté de me l’offrir, et à laquelle je me fais un devoir de témoigner ici ma respectueuse sensibilité. Ce calao était de la grandeur d un corbeau, ou, si l’on veut, une fois plus grand que la corneille commune; il avait deux pieds et demi de longueur, depuis la pointe du bec à 1 extrémité de la queue, qui lui était tombée pendant la traversée, et dont les plumes commençaient à croître de nouveau, et n’avaient pas pris à beaucoup près toutes leurs dimensions : ainsi l’on peut présumer que la longueur entière de cet oiseau est d’environ trois pieds; son bec, long de huit pouces, était large de deux, arqué de quinze lignes sur la corde de sa longueur; un second bec, s il peut s’appeler ainsi, surmontait le premier en manière de corne immédiatement appliquée et couchée suivant la courbure du vrai bec; cette corne s’étendait depuis la base jusqu’à deux pouces de la pointe du bec; elle s’élevait de
a. Boiitius, Hist. nat. /nd., pag. 62.
* Duceros monoceros (Shaw). — Sous-genre id.