‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 65 sur 105 · Voyez les notes précédentes sur le quartz, le jaspe, etc · texte numérisé non relu

Voyez les notes précédentes sur le quartz, le jaspe, etc

DES MATIÈRES VOLCANIQUES

régulière dans un solide, la puissance de l’altraction seule ne suffit pas, et que l’affinité, n’étant que la même puissance d’attraction, ses lois ne peuvent varier que par la diversité de figure des particules sur lesquelles elle agit pour les réunir®: sans cela toute matière réduite à l’homogénéité prendrait la forme sphérique, comme la prennent les gouttes d’eau, de mercure et de tout autre liquide, et comme l’ont prise la terre et les planètes dans le temps de leur liquéfaction. Il faut donc nécessairement que tous les corps qui ont des formes régulières avec des faces et des angles, reçoivent cette impression de figure de quelque autre cause que de l’affinité ; il faut que chaque atome soit déjà figuré avant d’être attiré et réuni par l’affinité; et comme la figuration est le premier trait de l’organisation, et qu’après l’attraction, il n’y a d’autre puissance active dans la nature, que celle de la chaleur et des molécules organiques qu’elle produit, il me semble qu’on ne peut attribuer qu’à ces mêmes éléments actifs le travail de la figuration L’existence des molécules organiques a précédé celle des êtres organisés : elles sont aussi anciennes que l’élément du feu ; un atome de lumière ou de chaleur est par lui-même une molécule active, qui devient organique dès qu’elle a pénétré un autre atome de matière; ces molécules organiques une fois formées ne peuvent être détruites; le feu le plus violent ne fait que les disperser sans les anéantir^ ; nous avons prouvé que leur essence était inaltérable, leur existence perpétuelle, leur nombre infini; et qu’étant aussi universellement répandues que les atomes de la lumière, tout concourt à démontrer qu’elles servent également à l’organisation des animaux, des végétaux, et à la figuration des minéraux , puisque après avoir pris à la surface de la terre leur organisme tout entier, dans l’animal et le végétal, retombant ensuite dans la masse minérale, elles réunissent tous les êtres sous la même loi, et ne font qu’un seul empire de tous les règnes de la nature.

DU SOUFRE

La nature, indépendamment de ses hautes puissances auxquelles nous ne pouvons atteindre, et qui se déploient par des effets universels, a de plus les facultés de nos arts qu’elle manifeste par des effets particuliers : comme

a. Voyez , dans les volumes précédeats, l’article qui a pour titre : De la Nature, seconde vue.

Page 1