LE LAGOPÈDE DE LA BAIE D’HUDSON
celles du cou, les deux suivantes sont blanches, et toutes les autres noirâtres avec du blanc à la pointe en été comme en hiver.
La livrée d’été ne s’étend que sur la partie supérieure du corps ; le ventre reste toujours blanc; les pieds et les doigts sont entièrement couverts de plumes, ou plutôt de poils blancs; les ongles sont moins courbés qu’ils ne le sont ordinairement dans les oiseaux Cette perdrix blanche se tient toute l’année à la baie d’Hudson , elle y passe les nuits dans des trous qu’elle sait se creuser sous la neige, dont la consistance en ces contrées est comme celle d’un sable très-fin : le matin elle prend son essor et s’élève droit en haut en secouant la neige de dessus ses ailes ; elle mange le matin et le soir, et ne paraît pas craindre le soleil comme notre lagopède des Alpes, puisqu’elle se tient tous les jours exposée à l’action de ses rayons dans le temps de la journée où ils ont le plus de force. M. Edwards a reçu ce même oiseau de Norwége , qui me paraît faire la nuance entre le lagopède, dont il a les pieds, et l’attagas , dont il a les grands sourcils rouges.
OISEAUX ÉTRANGERS