‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 5)Chapitre 141 sur 240 · I. — LE CniNQUIS · texte numérisé non relu

I. — LE CniNQUIS

Dans rincertitude où je suis si cet oiseau est un véritable paon ou non, je lui donne, ou plutôt je lui conserve le nom de chinquis, formé de son nom chinois clnn-tchien-h'lii : c'est la dixième espèce du genre des faisans de M. Brisson il se trouve au Thibet, d’où cet auteur a pris occasion de le nommer pnon du Thibet : sa grosseur est celle de la peintade; il a l’iris des yeux jaune, le bec cendré, 'les 'pieds gris, le fond du plumage cendré, varié de lignes noires et de points blancs ; mais ce qui en fait l’ornement principal et distinctif, ce sont de belles et grandes taches rondes d’un bleu éclatant, changeant en violet et en or, répandues une à une sur les plumes du dos et les couvertures des ailes, deux à deux sur les pennes des ailes, et quatre à quatre sur les longues couvertures de la queue, dont les deux du milieu sont les plus longues de toutes, les latérales allant toujours en se raccourcissant de chaque côté.

On ne sait, ou plutôt on ne dit rien de son histoire, pas même s’il fait la roue en relevant en éventail ses belles plumes chargées de miroirs.

Il ne faut pas confondre le chinquis avec le kinki, ou poule dorée de la Chine, dont il est parlé dans les relations de Navarette, Trigault, du Halde, et qui, autant qu’on en peut juger par des descriptions i[nparfaites, n’est autre chose que notre tricolor huppée

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