OISEAUX ÉTRANGERS QUI ONT RAPPORT AUX AIGLES
son plumage, a tant de ressemblance avec l’aigle, que la seule petitesse peut l’en distinguer, car il n’est guère plus gros qu’un faucon ; mais il a les griffes deux fois plus grandes et plus fortes; quoiqu’il soit si bien armé , il il ne s’attaque jamais qu’aux oiseaux qui n’ont point de défense, comme aux grives, alouettes de mer, et tout au plus aux ramiers et tourterelles; il vit aussi de serpents et de petits lézards; il se perche ordinairement sur les arbres les plus élevés. Les plumes sont si fortes et si serrées, que, si en le tirant on ne le prend à rebours, le plomb n’a point de prise pour pénétrer; la chair en est un peu plus noire, mais elle ne laisse pas d’être excellente. Histoire des Antilles, tome II, page 252.