Falco furcatus (Linn.). — Le milan de la Caroline (Cuv
3. Falco ater (Gmel.). — Le milan noir ou parasite (Cuv. ). — « C’est le falco ater, le falco « œgyplius et le falco Forskahlii de Gmelin et le falco par asiticus de Latham et de Shaw. » (Cuvier).
4. Ils sont (Vespèce très-voisine, mais non de même espèce. Voyez les notes précédentes.
LE MILAN ET LES BUSES. i\\\
étroites et aussi longues, le bec de la même forme, les plumes aussi étroites et aussi allongées, et les habitudes naturelles entièrement conformes à celles du milan royal.
Aldrovande dit que les Hollandais appellent ce milan huhenduf; que, quoiqu’il soit plus petit que le milan royal, il est néanmoins plus fort et plus agile ; Schwenckfeld assure au contraire qu’il est plus faible et encore plus lâche, et qu’il ne chasse que les mulots, les sauterelles et les petits oiseaux qui sortent de leurs nids; il ajoute que l’espèce en est très-com' mime en Allemagne : cela peut être, mais nous sommes certains qu’en France et en Angleterre elle est beaucoup plus rare que celle du milan royal; celui-ci est un oiseau du pays, et qui y demeure toute l’année; l’autre, au contraire, est un oiseau de passage qui quitte notre climat en automne pour se rendre dans des pays plus chauds; Belon a été témoin oculaire de leur passage d’Europe en Égypte; ils s’attroupent et passent en files nombreuses sur le pont Euxin, en automne, et repassent dans le même ordre au commencement d’avril; ils restent pendant tout l’hiver en Égypte, et sont si familiers qu’ils viennent dans les villes et se tiennent sur les fenêtres des maisons; ils ont la vue et le vol si sûrs, qu’ils saisissent en l’air les morceaux de viande qu’on leur jette.