‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 5)Chapitre 78 sur 240 · LA CHEVECHE OU PETITE CHOUETTE · texte numérisé non relu

LA CHEVECHE OU PETITE CHOUETTE

de fer aux yeux bleus; 3“ que l’elfraie est à peu près de la même* grandeur que le chat-huant, qu’elle a les yeux jaunes, le plumage d’un jaune blanchâtre, varié de taches bien distinctes, et le bec blanc avec le bout du crochet brun , et qu’on peut l’appeler la chouette blanche ou jaune aux yeux orangés; 4° que la grande chevêche ou chouette des rochers n’est pas si grande que le chat-huant ni l’effraie, quoiqu’elle soit à peu près aussi grosse, qu’elle a le plumage brun, les yeux d’un beau jaune et le bec brun , et qu’on peut l’appeler la chouette brune aux yeux jaunes et au bec brun; 5° que la petite chouette ou chevêche est beaucoup plus petite qu’aucune des autres, qu’elle a le plumage brun , régulièrement taché de blanc, les yeux d’un jaune pâle et le bec brun à la base, et jaune vers le bout, et qu’on peut l’appeler la petite chouette brune aux yeux jaunâtres, au bec brun et orangé. Ces caractères se trouveront vrais en général , les femelles et les mâles de toutes ces espèces se ressemblant assez par les couleurs pour que les différences ne soient pas fort sensibles j cependant il y a ici, comme dans toute la nature, des variétés assez considérables, surtout dans les couleurs J il se trouve des hulottes plus noires les unes que les autres, des chats-huants plutôt couleur de plomb que gris-de-fer foncé, des effraies plus blanches ou plus jaunes les unes que les autres, des chouettes ou chevêches grandes et petites, plutôt fauves que brunes; mais, en réunissant ensemble et comparant les caractères que nous venons d’indiquer, je' crois que tout le monde pourra les reconnaître, c’est-à-dire les distinguer les unes des autres sans s’y méprendre.

OISEAUX ÉTRANGERS

1. — L’oiseau appelé cabure ou caboure'^ par les Indiens du Rrésil, qui a des aigrettes de plumes sur la tête, et qui n’est pas plus gros qu’une litorne ou grive des genévriers : ces deux caractères suffisent pour indiquer qu’il tient de très-près à l’espèce du scops ou petit duc, si même il n’est pas une variété de cette espèce. Marcgrave est le seul qui ait décrit cet oiseau “ ; il n’en donne pas la figure : c’est, dit-il, une espèce de hibou de la grandeur d’une litorne {turdela ) ; il a la tête ronde, le bec court, jaune et crochu , avec deux trous pour narines; les yeux beaux, grands, ronds, jaunes, avec la pupille noire; sous les yeux, et à côté du bec, il y a des poils longuets et bruns ; les jambes sont courtes et entièrement couvertes, aussi bien que les pieds, de plumes jaunes; quatre doigts à l’ordinaire, avec des ongles

a. Marcgrave, Ilist. Brasil., page 212.

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