Slrix brasiliensis (Gmel. ). — Le cabouré (Azz
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semi-lunaires, noirs et aigus; la queue large, et à l’origine de laquelle se terminent les ailes ; le corps, le dos, les ailes et la queue sont de couleur d'ombre pâle, marquée sur la tête et le cou de très-petites taches blanches, et sur les ailes de plus grandes taches de cette même couleur; la queue est ondée de blanc, la poitrine et le ventre sont d’un gris blanchâtre, marqué d’ombre pâle ( c’est-à-dire d’un brun clair ) . Marcgrave ajoute que cet oiseau s’apprivoise aisément, qu’il peut tourner la tête et allonger le cou, de manière que l’extrémité de son bec touche au milieu de son dos; qu’ii joue avec les hommes comme un singe, et fait à leur aspect diverses bouffonneries et craquements de bec; qu’il peut outre cela remuer les plumes qui sont des deux côtés de la tête, de manière qu’elles se dressent et représentent de petites cornes ou des oreilles; enfin qu’il vit de chair crue. On voit, par cette description, combien ce hibou approche de notre scopsou petit duc d’Europe, et je ne serais pas éloigné de croire que cette même espèce du Brésil se retrouve au cap de Bonne-Espérance. Kolbe dit que les chouettes qu’on trouve en quantité au Cap sont de la même taille que celles d’Europe, que leurs plumes sont partie rouges et partie noires, avec un mélange de taches grises qui les rendent très-belles, et qu’il y a plusieurs Européens au Cap qui gardent des chouettes apprivoisées qu’on voit courir autour de leurs maisons, et qu’elles servent à nettoyer leurs chambres de souris® : quoique cette description ne soit pas assez détaillée pour en faire une bonne comparaison avec celle de Marcgrave, on peut croire que ces chouettes du Cap, qui s’apprivoisent aisément comme les hiboux du Brésil, sont plutôt de cette même espèce que de celles d’Europe, parce que les influences du climat sont à peu près les mêmes au Brésil et au Cap, et que les différences et les variétés des espèces sont toujours analogues aux influences du climat.
ir. — L’oiseau de la baie d’Hudson', appelé dans cette partie de l’Amé-
a. Description du cap de Bonne-Espérance, t. III, p. 198 et 199.
1. Strix hudsonia (Gmel.). — Ordre et famille id., genre Chevêches, sous-genre Chevêches à longue queue étagée et à doigts très-emplumés (Cuv. ). — « Parmi les chevêches, quelqnes- « unes se font remarquer par une longue queue étagée ; elles ont les doigts très-emplumés ; on « les nomme chouetles-éperviers. Il parait qu’il en existe , dans tout le nord , quelques espèces « ou variétés très-voisines et assez mal distinguées sous les noms de slrix funerea, hudsonia, « uralensis , canadensis , accîpitrina, etc. — L’espèce la mieux connue est le strix nisoria , « de la taille de l’épervier, brun noirâtre dessus , avec des taches blanches en gouttelettes sur « la tète , en barres transversales sur les scapulaires , rayée transversalement de blanc et « de brun en dessous , avec dix lignes transverses blanches sur la queue : elle chasse plus le « jour que la nuit. — L’espèce des monts Ourals {strix uralensis Pall. ) est presque aussi « grande que le harfang , hnme dessus avec des taches blanches, blanche dessous avec des « taches longues brunes, cinq bandes grises en travers de la queue. Elle chasse aussi de jour « et se voit quelquefois en Allemagne. C’est probablement l'hyhris ou ptynx d’Aristote, « llv. IX , ch. XII. » ( Cuvier.) — Ajoutez aux espèces, indiquées par Buffon, la chevêche, dite d’Acadie {strix acadica Linn. ). « C’est la plus petite des chouettes , et elle surpasse à peine « le moineau Elle habite tout le nord de l’Europe. » { Cuvier. )
rique caparacoch, très-bien décrit, dessiné, gravé et colorié par M. Edwards, qui l’a nommé hawh-oiol , chouette-épervier, parce qu’il participe des deux, et qu’il semble faire en effet la nuance entre ces deux genres d’oiseaux. Il n’est guère plus gros qu’un épervier de la petite espèce, sparrow hawh, épervier des moineaux; la longueur de ses ailes et de sa queue lui donne l’air d’un épervier; mais la forme de sa tête et de ses pieds démontre qu’il touche de plus près au genre des chouettes : cependant il vole, chasse et prend sa proie en plein jour, comme les autres oiseaux de proie diurnes ; son bec est semblable à celui de l’épervier, mais sans angles sur les côtés; il est luisant et de couleur orangée, couvert presque en entier de poils, ou plutôt de petites plumes décomposées et grises, comme dans la plupart des espèces de chouettes; l’iris des yeux est de la même couleur que le bec, c’est-à-dire orangée; ils sont entourés de blanc, ombragés d’un peu de brun moucheté de petites taches longuettes et de couleur obscure, un cercle noir environne cet espace blanchâtre, et s’étend autour de la face jusqu’auprès des oreilles; au delà de ce cercle noir se trouve encore un peu de blanc; le sommet de la tête est d’un brun foncé, marqueté de petites taches blanches et rondes; le tour du cou et les plumes, jusqu’au milieu du dos, sont d’un brun obscur et bordées de blanc ; les ailes sont brunes et élégamment tachées de blanc, les plumes scapulaires sont rayées transversalement de blanc et de brun ; les trois • plumes les plus voisines du corps ne sont pas tachées, mais seulement bordées de blanc; la partie inférieure du dos, le croupion et les couvertures du dessus de la queue sont d’un brun foncé, avec des raies transversales d’un brun plus léger; la partie inférieure de la gorge, la poitrine, li ventre, les côtés, les jambes, la couverture du dessous de la queue et les petites couvertures du dessous des ailes sont blanches, avec des raies transversales brunes; les grandes sont d’un cendré obscur, avec des taches blanches sur les deux bords; la première des grandes plumes de l’aile est toute brune, sans tache ni bordure blanche, et il n’y a rien de semblable aux autres plumes de l’aile, comme on peut aussi le remarquer dans les autres chouettes; les plumes de la queue sont au nombre de douze, d’une couleur cendrée en dessous, d’un brun obscur en dessus, avec des raies transversales étroites et blanches ; les jambes et les pieds sont couverts de plumes fines, douces et blanches comme celles du ventre, traversées de lignes brunes plus étroites et plus courtes; les ongles sont crochus , aigus et d’un brun foncé.
Un autre individu de la même espèce était un peu plus gros et avait les couleurs plus claires, ce qui fait présumer que celui qu’on vient de décrire
a. The Little Hawk-owl. Edwards, Hist. of Birds , t. H, p. 62, pl. lxii, avec uae bonne figure coloriée.
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est le mâle, et ce second-ci la femelle : tous deux ont été apportés de la baie d’Hudson en Angleterre par M. Light à M. Edwards.