Voyez la note 3 de la page
L’AUTRUCHE
neux de la seconde poche du rectum, qui est en effet fendu, comme je l’ai remarqué plus haut, soit que la structure et la forme de cette partie soit sujette à varier en différents sujets, il paraît que cette verge est adhérente par sa base à ce noyau cartilagineux, d’où se repliant en dessous elle passe par la petite poche et sort par son orifice externe, qui est Y anus, et qui étant bordé d’un repli membraneux forme à cette partie un faux prépuce que le docteur Browne a pris sans doute pour un prépuce véritable, car il est le seul qui en donne un à l’autruche
Il y a quatre muscles qui appartiennent à Vanus et à la verge, et de là résulte entre ces parties une correspondance de mouvement, en vertu de laquelle, lorsque l’animal fiente, la verge sort de plusieurs pouces ^
Les testicules sont de différentes grosseurs en différents sujets, et varient à cet égard dans la proportion de quarante-huit à un , sans doute sOlon l’âge, la saison, le genre de maladie qui a précédé la mort, etc. Ils varient aussi pour la configuration extérieure, mais la structure interne est toujours la même; leur place est sur les reins, un peu plus à gauche qu’à droite : G. Warren croit avoir aperçu des vésicules séminales.
Les femelles ont aussi des testicules*; car je pense qu’on doit nommer ainsi ces corps glanduleux de quatre lignes de diamètre sur dix-huit de longueur que l’on trouve dans les femelles au-dessus de l’ovaire, adhérents à l’aorte et à la veine-cave, et qu’on ne peut avoir pris pour des glandes surrénales ^ que par la prévention résultant de quelque système adopté précédemment. Les canes-petières femelles ont aussi des testicules semblables à ceux des mâles', et il y a lieu de croire que les outardes femelles en ont pareillement, et que si MM. les anatomistes de l’Académie, dans leurs nombreuses dissections, ont cru n’avoir jamais rencontré que des mâles'*, c’est qu’ils ne voulaient point reconnaître comme femelle un animal à qui ils voyaient des testicules. Or, tout le monde sait que l’outarde est parmi les oiseaux d’Europe celui qui a le plus de rapport avec l’autruche, et que la cane-petière n’est qu’une petite outarde; en sorte que tout ce que j’ai dit dans le traité de la génération sur les testicules des femelles des quadrupèdes s’applique ici de soi-même ^ à toute cette classe d’oiseaux, et trouvera peut-être dans la suite des applications encore plus étendues.
a. Collections philosophiques, n» 5, art. viii.
b. Warren a appris ce fait de ceux qui étaient chargés du soin de plusieurs autruches en Angleterre. Voyez Trans. philos., n» 394.
c. Hist. de l'Académie des Sciences , année 1756, p. 44.
d. Mémoires pour servir à l’hisloire des animaux, partie ii, p. 108,