Ce sont pourtant bien les glandes surrénales
3. Et de soi-même s’applique également ici tout ce qui a déjà été dit (voyez les notes du chapitre VIII du Ur volume) pour réfuter la prévention de Buffon, résultant du système, adopté par lui, de la formation du fœtus par le mélange des liqueurs du mâle et de la femelle.
L’AUTRUCHE
Au-dessous de ces deux corps glanduleux est placé l’ovaire , adhérant aussi aux gros vaisseaux sanguins; on le trouve ordinairement garni d’œufs de différentes grosseurs, renfermés dans leur calice comme un petit gland l’est dans le sien et attachés à l’ovaire par leurs pédicules; M. Perrault en a vu qui étaient gros comme des pois, d’autres comme des noix, un seul comme les deux poings
Cet ovaire est unique comme dans presque tous les oiseaux*, et c’est, pou r le dire en passant, un préjugé^ de plus contre l’idée de ceux qui veulent que les deux corps glanduleux qui se trouvent dans toutes les femelles des quadrupèdes représentent cet ovaire, qui est une partie simple ^ au lieu d’avouer qu’ils représentent en etfet les testicules, qui sont au nombre des parties doubles, dans les mâles des oiseaux comme dans les quadrupèdes.
L’entonnoir de Yomductus s’ouvre au-dessous de l’ovaire, et jette à droite et à gauche deux appendices membraneux en forme d’aileron , lesquels ont du rapport à ceux qui se trouvent à l’extrémité de la trompe dans les animaux terrestres Les œufs qui se détachent de l’ovaire sont reçus dans cet entonnoir et conduits le long de Voviduclus dans la dernière poche intestinale, où ce canal débouche par un orifice de quatre lignes de diamètre, mais qui paraît capable d’une dilatation proportionnée au volume des œufs, étant plissé ou ridé dans toute sa circonférence; l’intérieur de Yomductus était aussi ridé, ou plutôt feuilleté comme le troisième et le quatrième ventricule des ruminants
Enfin la seconde et dernière poche intestinale, dont je viens de parler, a aussi dans la femelle son noyau cartilagineux, comme dans le mâle; et ce noyau , qui sort quelquefois de plus d’un demi-pouce hors de Vams, a un petit appendice de la longueur de trois lignes, mince et recourbé, que
a. Mémoires pour servir à l’histoire des animaux, p. 138.
b. Le Lécham est le seul oiseau dans lequel MM. les anatomistes de l’Académie aient cru trouTer deux ovaires Mais ces prétendus ovaires étaient, selon eux, deux corps glanduleux d’ime substance dure et solide, dont l’un (c’est le gauche) se divisait en plusieurs grains de grosseurs inégales ; mais sans m’arrêter à la différente structure de ces deux corps, et en tirer des conséquences contre l’identité de leurs fonctions, je remarquerai seulement que c’est une observation unique et dont on ne doit rien conclure jusqu’à ce qu’elle ait été confirmée; d’ailleurs, j’aperçois dans cette observation même une tendance à l’unité, puisque Voviductus, qui est certainement une dépendance de l’ovaire , était unique.
c. Mémoires pour servir à l’histoire des animaux, partie ii, p. 136.
d. Ibidem, page 137.
1 . 11 n’y a généralement qu’un ovaire de développé dans les oiseaux , celui du côté gauche : à peme en voit-on, dans quelques cas, un faible rudiment du côté opposé. Pour retrouver des traces de l’ovaire avorté, il faut remonter aux premiers temps du développement des organes.