Voyez la note 3 de la page précédente
3 (6). Le bécharu ou /ïammant n’est pas le seul. Je viens de dire que généralement l’ovaire gauche se développe seul; mais quelquefois ils se développent tous deux. — « Lesperroquets et les « pics manquent quelquefois de l’ovaire droit , et quelquefois ils l’ont aussi gros que le gauche. O II peut manquer absolument dans la buse , ou n’ètre que rudimentaire , ou prendre un déveti loppement presque égal à l’ovaire gauche. » (Cuvier. )
L’AUTRUCHE
MM. les anatomistes de l’Académie regardent comme un clitoris ''j avec d’autant plus de fondement que les deux mêmes muscles qui s’insèrent à la base de la verge dans les mâles s’insèrent à la base de cet appendice dans les femelles.
Je ne m’arrêterai point à décrire en détail les organes de la respiration, vu qu’ils ressemblent presque entièrement à ce qu’on voit dans tous les oiseaux, étant composés de deux poumons de substance spongieuse et de dix cellules à air, cinq de chaque côté, dont la quatrième est plus petite ici comme dans tous les autres oiseaux pesants : ces cellules reçoivent l’air des poumons avec lesquels elles ont des communications fort sensibles; mais il faut qu’elles en aient aussi de moins apparentes avec d’autres parties, puisque Yallisnieri, en soufflant dans la trachée-artère, a vu un gonflement le long des cuisses et sous les ailes ^ ce qui suppose une conformation semblable à celle du pélican, dans lequel M. Méry a aperçu, sous l’aisselle, et entre la cuisse et le ventre , des poches membraneuses qui se remplissaient d’air au temps de l’expiration, ou lorsqu’on soufflait avec force dans la trachée-artère, et qui en fournissaient apparemment au tissu cellulaire ®
Le docteur Browne dit positivement que l’autruche n’a point d’épiglotte"^ M. Perrault le suppose , puisqu’il attribue à un certain muscle la fonction de fermer la glotte en rapprochant les cartilages du larynx ® : G. Warren prétend avoir vu une épiglotte dans le sujet qu’il a disséqué f -, et Yallisnieri concilie toutes ces contrariétés en disant qu’en effet il n’y a pas précisément une épiglotte, mais que la partie postérieure de la langue en tient lieu, en s’appliquant sur la glotte dans la déglutition s".
Il y a aussi diversité d’avis sur le nombre et la forme des anneaux cartilagineux du larynx : Yallisnieri n’en compte que deux cent dix-huit, et soutient avec M. Perrault qu’ils sont tous entiers : Warren en a trouvé deux cent vingt-six entiers, sans compter les premiers qui ne le sont point, non plus que ceux qui sont immédiatement au-dessous de la bifurcation de la trachée. Tout cela peut être vrai, attendu les grandes variétés auxquelles est sujette la structure des parties internes; mais tout cela prouve en même temps combien il est téméraire de vouloir décrire une espèce entière d’après
a. Mémoires pour servir à l’histoire des animaux, partie ii, p. 135.
b. Yallisnieri , t. I, page 249.
c. Mémoires de l’Académie des Sciences , année 1693 , t. X , p. 436.
d. Collections philoscphiques , n» 5, art. vm.
e. Mémoires pour servir à l’histoire des animaux, partie ii , p. 142.
f. Transactions philosophiques , u® 394.
g. Yallisnieri , t. I , page 249.