‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de CuvierChapitre 94 sur 251 · Voyez la note de la p · texte numérisé non relu

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3. Voyez une savante description de l'Etna, dans M. Lyell ( Principes de géologie, t. III , page 137. )

4. « Les volcans actifs doivent être regardés comme des soupapes de sûreté pour les contrées < voisines. Si l'ouverture du volcan se bouche , si la communication de l’intérieur avec l’atmo- « sphère se trouve interompue, le danger augmente, les contrées voisines sont menacées de « secousses prochaines. » ( Cosmos , 1. 1 , p. 2H. )

ET DES TREMBLEMENTS DE TERRE

les cendres rejetées par le volcan étaient si abondantes et lancées avec tant de force, qu'elles furent portées jusqu’en Italie, et des vaisseaux qui étaient éloignés de la Sicile en furent incommodés. Farelli décrit fort au long les embrasements de cette montagne, dont il dit que le pied a 100 lieues [le circuit.

Ce volcan a maintenant deux bouches principales : l’une est plus étroite que l’autre ; ces deux ouvertures fument toujours, mais on n’y voit jamais de feu que dans le temps des éruptions; on prétend qu’on a trouvé des pierres qu’il a lancées jusqu’à soixante mille pas.

En 1683, il arriva un terrible tremblement en Sicile, causé par une violente éruption de ce volcan ; il détruisit entièrement la ville de Catanéa et fit périr plus de 60,000 personnes dans cette ville seule, sans compter ceux qui périrent dans les autres villes et villages voisins.

L’Hécla lance ses feux à travers les glaces et les neiges d’une terre gelée; ses éruptions sont cependant aussi violentes que celles de l’Etna et des autres volcans des pays méridionaux. Il jette beaucoup de cendres, des pierres ponces, et quelquefois, dit-on, de l’eau bouillante; on ne peut pas habiter à six lieues de distance de ce volcan, et toute l’île d’Islande est fort abondante en soufre. On peut voir l’histoire des violentes éruptions de l’Hécla dans Dithmar Blelfken.

Le mont Yésuve, à ce que disent les historiens, n’a pas toujours brûlé, et il n’a commencé que du temps du septième consulat de Tite Yespasien et de Flavius Domitien : le sommet s’étant ouvert, ce volcan rejeta d’abord des pierres et des rochers, et ensuite du feu et des flammes en si grande abondance, qu’elles brûlèrent deux villes voisines, et des fumées si épaisses qu’elles obscurcissaient la lumière du soleil. Pline, voulant considérer cet incendie de trop près, fut étouffé par la fumée. (Yoyez YÉpitre de Pline le jeune à Tacite.) Dion Cassius rapporte que cette éruption du Yésuve fut si violente, qu’il jeta des cendres et des fumées sulfureuses en si grande quantité et avec tant de force, qu’elles furent portées jusqu’à Rome, et même, au delà de la mer Méditerranée, en Afrique et en Égypte. L’une des deux villes, qui fut couverte des matières rejetées par ce premier incendie du Yésuve, est celle d’Héraclée *, qu’on a retrouvée dans ces derniers temps à plus de 60 pieds de profondeur sous ces matières, dont la surface était devenue, par la succession du temps, une terre labourable et cultivée. La relation de la découverte d’Héraclée est entre les mains de tout le monde: il serait seulement à désirer que quelqu’un, versé dans l’histoire naturelle et la physique, prît la peine d’examiner les différentes matières qui composent cette épaisseur de terrain de 60 pieds, qu’il fît en même temps attention à la disposition et à la situation de ces mêmes matières, aux

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