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Oreir^ tiej- C amassiers , ,
derrière, i'intéwop de» jambes de devant et les paties, sont d'un blanc sale; les ongles sont blancs et ont six lignes de longueur. Ce lynx a beaucoup de ressemblance par les tacbes et par la nature de son poil avec celui qui ^e^précède; mais il en ditfere par la ïonelieur de la tiucue et par les pinceaux qu'il a sur les oreilles : on peut donc regarder cet animal du Canada comme une variété assez distincte du lynx ou loupK^ryier de l'ancien continent. On pourroU même dire qu'il s'approcbe un peu de l'espèce du caracal par les pinc^-aux de poils qu'il a sur les oreilles ; néanmoins il en diffère encore plus que le lynx par la longuein- de la Jjueué et par les couleurs du poil. D'ailleurs les caracals ne se trouvent que dans les climats les plus chauds, au lieu que les lynx ou loupscerviers préfèrent les pays froids. Le pinceau de poils au bout des oreilles , qui ^oit faire un caractère distinclif parce quil est fort apparent, n'est cependant qu'une chose accidentelle , et qui se trouve dans les animaux de cette espèce , et même dans les chats domestiques et sauvages. Nous en avons donne un exeitTple 'dans l'addition à l'article du chat/Ainsi nous persistons à croire que le lynx ou lOup-cervier d'Amérique ne doit être regardé que comme une variété du loup-tervier d'Europe.
Le lynx de Norwége, décrit par Pontoppidan, est blanc ou d'un gris "clair semé de taches foncées. Ses griffes, ainsi que celles des autres lynx, son! comme celles des chais; il voûte son .dos et saule comme eux avec beaucoup de vitesse sur sa proie. Lorsqu'il est attaqué par un chien , il se renverse sur le dos et se défend avec ses griffes, au point de le rebuter bien vite. Cet auteur ajoute qu'il y en a quatre espèces en Nor wége ; que les uns approchent de la figure du loup, les autres de celle du renard, d'au très de celle du chat, et entin d'antres qui ont la têle formée comme celle d'un pf)ulain. Ce dernier fait , que je crois faux , me fait douter des précêdens. L'auteur ajoute des choses plus probables.
« Le loup-cervier , dil-il, ne court pas les « champs; il se cache dans Tes bois et dans « les cavernes; il fait sa retraite tortueuse .< et profonde, et on l'en fait sortir par le feu « et la fumée, Sa vue est perçante; il voit « de très-loin sa proie. Il ne mange souvent «c d'une brebis ou d'une chèvre que la cer- « velle, le foie et les intestins, et il ci'euse « la terre sous les portes pour entrer dans « les bergeries. »
Vesyèce en est répandue non seulement
en Europe^ mais dan^ tQUtçs l^,|NPQyi^«;f du nord de r^^ie.. Qn. V^wé\e,f:nuhfi ia '. chelason en Tartarîe, Les p^aux en somi lort estimée»; et, quoiqu'elles sdieut ass^x oomr munes, elles se vendent également chère» en Norwége, e;a l^u'ssie el jusqu'à la Chine, où l'on en fait un grand usage pouf ^ manchons et d]autres fourrures, .
Un fait qui prouve encore que les pin-. ceau« au dessus des oreilles ne font pas un . cai'actèce ûxe par lequel on doive réparer les espèces dans ces animaux , c'est qu'il existe, dans cette partie du royaume d'Alger qu'on appelle Constahtine , une espèce dç' caracal sans pinceaux au bout des oi^eilles , et qui par là ressemble au lynx , mais qui a la queue plus longue. Sou poit est d'une couleur roussâti^e avec des raies longitudinales , noires depuis le cou jusqu'à la quieue, et des taches séparées sur les lianes , posées dans la même dir^ciion, une demiTceintui^ noire au dessus des jambes de devant, et. une bande de poil rudesur les quatre jambes, qui s'étend depuis l'extrémité du pied jusqu'au dessus du tarse; et ce poil est Feti'ôussé en haut, au lieu de se diriger en baa oomme le poil de tout le reste du <XH*ps.