‹ Œuvres complètes de Buffon avec les supplémens (volume 2)Chapitre 120 sur 146 · L'HYÈNE · texte numérisé non relu

L'HYÈNE

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main dans la gtieule sans en rien cramdFe; Au reste , cette hyène étant absolument de la même espèce , et toute semblable à celle dont nous avoîlyjàonné la description, nous n'avons rien à y ajouter, sinon que celte dernière avoit la queue toute blanche sans aucun mélange d'autre couleur. Elle étoit un peu plus grande que la première; car elle avoit trois pieds deux pouces, mesurée avec un cordeau, dU bout du museau à l'origine de la queue. Elle portoit% tête encore plus baissée qu'elle ne paroit l'être dans le dessin. Sa hauteur étoit de deux pieds trois pouces. Sou poil étoit blanc, mêlé et rayé de taches noires plus ou moins grandes^ tant sur le corps que sur les jambes.

Il existe dan^la partie du sud de l'île Mcroé une hyèiie .^aucoup plus grande et plus grosse que celle de Barbarie , et qui a aussi le corps plus long à proportion et le

museau plus allon^ et plus 'ressemblant à celui du chien, en sorte qu'elle ouvre là gueule beaucoup plus large. Cet animal e|t si fort qu'il enlevé aisément un honune; et l'empçrte à une ou deux lieues sans le poser à ten'e. Il a le poil très-rude, plus brun que celui de l'autre hyène; les bandes ti'ansversales sont plus noires ; la crinière ne rebrousse pas du côté de la tête , mais-dn eèté de la queue. M. le chevalier Btiice a observé le premier que cette hyène , ainsi que celle de Syrie et de Barbarie, et probable < ment de toutes les autres espèces^ ont un singulier défaut : c'est qu'au moment qu'on les force à se mettre en mouvement , elles sont boiteuses de la jambe gauche ; cela dure pendant environ une centaine de pas, et d'une manière si marqi|ée qu^l semble «que l'animal aille culbuter dlti^i^égauche^ comme un chien auquel on auroil blessé la jambe gauche de derrière. M

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